
L’épigénétique pour notre santé
Historique de l’épigénétique
En 1865 le moine autrichien Grégor Mendel a utilisé des petits pois pour déterminer comment les parents transmettent leurs caractéristiques à leurs enfants. Il va proposer les règles de l’hérédité qui sont à la base de la génétique.
En 1892, August Weissmann, découvre que le génome se trouve à l’intérieur du noyau de la cellule. Il propose la théorie suivante : les cellules au début de leur vie possèdent toutes le même code génétique, puis elles se spécialisent en perdant certains gènes.
En 1902? Hans Spermann affirme que les cellules en se spécialisant, ne perdent pas de gènes, elles les mettent en veille.
Le terme épigénétique apparait en 1902. C’est Gonrad Waddington qui nomme ainsi l’influence de l’environnement, au sens large, sur le développement et l’hérédité.
James Watson et Francis Crick, en 1953, dévoilent la structure en double hélice de l’ADN et sa composition chimique.Le séquençage des gènes commence en 1980.
L’épigénétique prend tout son essor dans les années 1990. Les scientifiques démontrent l’influence de l’environnement sur l’expression des gènes
Que nous apporte l’épigénétique.
Nous savons que notre corps est constitué de cellules. Dans le noyau de chacune de nos cellules se trouve le même ADN qui contient la totalité des informations nécessaire pour fabriquer notre corps. Chaque cellule n’exprime qu’une partie de cette information. Notre génome est constitué de 22000 gènes. Une cellule spécifique, comme une cellule musculaire par exemple, n’exprime que 10%des gènes.Le reste, soit 90% reste silencieux.
Sur l’ADN se trouvent des interrupteurs qui vont activer ou désactiver l’ADN. Les scientifiques ont dénombrés quatre millions d’interrupteurs sur l’ADN humain. Les interrupteurs sont aussi importants que les gènes.
Les gènes constituent le génome, les interrupteurs constituent l’épigénome.
Il est donc important de savoir comment ces interrupteurs sont contrôlés. L’environnement de la cellule contrôle les interrupteurs situés sur l’ADN.
Nous savons que les gènes ne décident oas d’exprimer ou non l’information qu’il contiennent. Les gènes ne sont que le plan de construction.
Les interrupteurs de l’ADN sont contrôlés par de nombreux signaux provenant de l’extérieur de la cellule, de son environnement. Nous sommes responsables de la nature de cet environnement cellulaire par notre alimentation, l’air que nous respirons, nos activités physiques, notre sommeil, notre aptitude à gérer le stress, notre spiritualité et nos croyances. Notre état de santé dépend donc de nous. Si l’environnement de nos cellules leur est bénéfique, elles pourront fonctionner de la meilleure des façons. Comme elles constituent nos organes, ce sont donc nos organes qui pourront fonctionner eux aussi de la meilleure des façons. Au final c’est notre corps qui se sent bien, qui fonctionne dans l’harmonie. Si l’environnement cellulaire est néfaxte, des dysfonctionnements apparaissent propices aux maladies.
Il faut comprendre que si un type d’environnement a rendu un gène muet, le changement de cet environnement peut restaurer l’activité du gène.
Notre Adn est fixé dès notre conception, mais l’expression des gènes est influencée par beaucoup d’évènements comme des traumatismes, un stress intense ou encore une exposition prolongée à des substances toxiques. Plus ces expériences sont précoces, plus les interrupteurs sont influencés jusqu’à activer ou désactiver un gène.
Exemple : la gelée royale fait la reine!
Nous sommes dans le monde des abeilles. Comment une abeille, semblable à toutes les autres, peut-elle devenir une reine? C’est juste une question d’alimentation. Si une abeille est nourrie exclusivement de gelée royale, l’expression de ses gènes est modifiée, ses caractéristiques physiques, notamment sa taille, changent. La reine et les ouvriéres ont le même ADN, mais les gènes n’étant pas dans le même environnement, s’expriment différemment.
Il est vrai que rien ne peut se produire dans notre corps si ce n’est pas inscrit dans nos gènes. Mais il y a des options qui dépendent de l’environnement cellulaire.
La présence d’un gène responsable d’une maladie dans votre génome ne signifie pas que vous aurez obligatoirement cette maladie. Il faut que certaines conditions environnementales soient réunies pour que le gène s’exprime. Nous avons la possibilité de maintenir les bonnes conditions pour que le gène reste silencieux.