L’huile essentielle de camomille romaine est très précieuse et a un parfum exceptionnel et exaltant. Elle a une action antistress, apaisante spectaculaire
Nom latin : chamaemelum nobile
Parties utilisèes : herbe fleurie ou fleurs ou capitules.
Facilite la détente avant une opération chirurgicale..
Utilisations :
Applications sur la peau : OUI ++++ On l’utilise pure sur de petites surfaces, et diluée dans de l’huile végétale pour des applications répétées sur des grandes surfaces ou si vous avez la peau sensible.
Utilisation par voie orale : OUI +++
Utilisation en Diffusion : OUI +++
Indications
-Stress, anxiété, insomnie avec pensées obsessionnelles
-Choc, peur, trac.
-Maux de ventre ou de tête d’origine nerveuse.
-Douleurs dentaires ( poussée d’une dent)
– Prurit, réactions allergiques cutanés.
Comment l’utiliser :
Pour tous les problémes de peau, appliquez quelques gouttes pures ou diluées.
Troubles nerveux, douleurs : appliquez quelques gouttes pures sur le plexus solaire, le long de la colonne vertébrale, sous la voûte plantaire et sur la face interne des poignets.
Massage de zone contracturée ou douloureuse : 10gouttes de camomille dans 1/2cuilère à soupe d’huile végétale d’arnica.
Avant une intervention chirurgicale, massez le plexus solaire avec 2 ou 3 gouttes de camomille 2 à 3 fois par jour avant l’intervention.
Pour anesthésier la douleur des dents qui poussent, mélangez 1 goutte de camomille avec 2 gouttes de millepertuis et appliquez sur la gencive.
Précautions d’emploi :
Attention : ne pas confondre la camomille romaine avec la camomille sauvage du Maroc ou avec la camomille allemande. Vérifiez le nom latin.
Elle est interdite pendant les 3 premiers mois de la grossesse et en cas d’allaitement. Les conseils qui vous sont donnés sur ce site sont très faciles à mettre en œuvre. Ils sont fiables, sûrs et utilisés depuis des années, cependant ils ne sauraient en aucun cas remplacer un avis médical. Donc n’hésitez pas à consulter en cas de symptômes alarmants (fièvre élevée, forte douleur…).
De plus, si votre état ne s’améliore pas rapidement, soit vous n’avez pas posé le bon diagnostic, soit vous n’utilisez pas la bonne huile essentielle : vous devez consulter un médecin.
L’huile essentielle de Bois de Rose est certainement l’huile du plaisir : elle est très, très douce pour la peau et idéale pour les massages sensuels.
Mais elle est aussi redoutable envers les bactéries.
Nom latin : aniba rosaeodora
Parties utilisées : bois.
Famille : Lauracées.
Provenance : Brésil.
Odeur : puissante, rappelle la rose.
Principales propriétés :
Soutient les défenses immunitaires.
Antibactérienne puissante.
Fongicide.
Bénéfique pour la peau ( tous types de problèmes cutanés). C’est un regénérant tissulaire, astringent, cicatrisant.
Elle apaise les tensions nerveuses et favorise la détente.
Utilisations :
Applications sur la peau : OUI ++++
On l’utilise pure sur de petites surfaces, et diluée dans de l’huile végétale pour des applications répétées sur des grandes surfaces ou si vous avez la peau sensible.
-Infections ORL des adultes et surtout des enfants ( rhino-pharyngite, bronchite, grippe ).
-Anxiété, déprime, stress, surmenage.
Comment l’utiliser :
Pour tous les problèmes cutanés, appliquez quelques gouttes pures ou diluées.
Pour combattre les vergetures après une grossesse, faire un massage, diluée dans 10 fois son volume d’huile d’amande douce.
Infections ORL : appliquez 2 à 4 gouttes pures au niveau de la poitrine
Bronchite de bébé : mélanger 1 goutte de Bois de Rose + 1 goutte de Raventsara + 1 goutte de Niaouli. Appliquez le mélange 3 fois par jour sur le thorax et le dos.
En cas d’acné, à l’aide d’un coton-tige appliquez directement sur le bouton.
Problèmes nerveux : 2 gouttes + 1 goutte de Néroli en massage du plexus solaire.
Précautions d’emploi :
Elle est interdite pendant les 3 premiers mois de la grossesse et en cas d’allaitement.
Les conseils qui vous sont donnés sur ce site sont très faciles à mettre en œuvre. Ils sont fiables, sûrs et utilisés depuis des années, cependant ils ne sauraient en aucun cas remplacer un avis médical. Donc n’hésitez pas à consulter en cas de symptômes alarmants (fièvre élevée, forte douleur…). De plus, si votre état ne s’améliore pas rapidement, soit vous n’avez pas posé le bon diagnostic, soit vous n’utilisez pas la bonne huile essentielle : vous devez consulter un médecin.
Le tea tree est une huile essentielle indispensable. On le retrouve dans un grand nombre de produits d’hygiène et de produits cosmétiques. Antiseptique polyvalent très efficace, l’arbre à thé est indispensable dans votre pharmacie familiale. De plus, cette huile essentielle est dénuée de toute toxicité, donc n’hésitez pas à l’utiliser.
On lui reconnait aussi les propriétés suivantes : antiacarien, antifatigue, anti-infectieux, antiparasitaire, cicatrisant, immuno-stimulant, neurotonique.
Utilisations possibles :
Applications sur la peau : OUI +++On l’utilise pure sur de petites surfaces, et diluée dans de l’huile végétale pour des applications répétées sur des grandes surfaces ou si vous avez la peau sensible.
Utilisation par voie orale : OUI ++ Prendre 2 gouttes pures sous la langue ou diluées dans de l’huile d’olive, du miel, sur un sucre ou un comprimé neutre. On peut répéter la prise 2 à 3 fois dans la journée.
Pour tous les problems cutanés, appliquez quelques gouttes pures ou diluées.
Infections en général :
– appliquez 2 à 4 gouttes pures au niveau de l’organe atteint (gorge, poitrine, autour de l’oreille, des sinus ) ou 5 à 6 gouttes diluées dans une cuillère à soupe d’huile végétale.
– diluez 5 à 6 gouttes dans une cuillère à soupe d’huile végétale et massez le long de la colonne vertébrale pour un effet antifatigue
– en bain : 10 gouttes pour 2 cuillères à soupe de base pour bain ou du lait.
– par voie orale : 2gouttes pures sous la langue ou diluées, 2 à 3 fois par jour
– vous pouvez aussi respirez quelques gouttes sur un mouchoir jetable.
Précautions d’emploi :
L’huile essentielle de Tea Tree peut s’appliquer pure sur la peau mais uniquement sur de petites surfaces et pendant 3 jours maximum.Elle est interdite pendant les 3 premiers mois de la grossesse et en cas d’allaitement.Les conseils qui vous sont donnés sur ce site sont très faciles à mettre en oeuvre. Ils sont fiables, sûrs et utilisés depuis des années, cependant ils ne sauraient en aucun cas remplacer un avis médical. Donc n’hésitez pas à consulter en cas de symptômes alarmants (fièvre élevée, forte douleur…).De plus, si votre état ne s’améliore pas rapidement, soit vous n’avez pas posé le bon diagnostic, soit vous n’utilisez pas la bonne huile essentielle : vous devez consulter un médecin.
Les bactéries se sont multipliées, ont collaboré, se sont différenciées en espèces innombrables. Elles ont tout inventé et ont pu ainsi coloniser toute la planète. Les bactéries et les virus, même de nos jours, constituent la forme de vie dominante et contrairement à ce que l’on pense généralement, c’est largement à notre avantage.
Les bactéries s’associent, coopèrent, s’échangent du code génétique même entre espèces différentes. Un système d’organisation décisif apparaît : la cellule eucaryote = qui possède un noyau renfermant le code génétique, contrairement aux bactéries qui sont des cellules procaryotes = sans noyau.
D’où vient la cellule eucaryote ?
Elle n’est pas apparue comme ça par magie. Ce sont des bactéries et des archées créatives, innovantes qui ont mis au point un nouveau système d’organisation : plusieurs bactéries et archées se sont associées, ont mis leur code génétique à l’abri dans une structure que nous appelons noyau. Les mitochondries, les centrales énergétiques de nos cellules, sont générées par le code génétique de bactéries. Les cellules eucaryotes vont à leur tour coopérer, s’associer, se différencier, s’échanger du code génétique. Les cellules eucaryotes vont donner les cellules végétales et les cellules animales.
L’histoire est toujours la même : les protocellules par échange et partage de code génétique se sont transformées en cellule bactérienne qui à leur tour, par le même mécanisme d’échange de gènes, notamment les virus, ont évoluées en cellules archéennes qui elles aussi par l’intégration de code génétique vont évoluées en cellules eucaryotes
Durant la longue période où le niveau de l’oxygène atmosphérique s’est élevé jusqu’à 21%, il y a quelque 2,2 milliards d’années, un nouveau type de cellules est apparu alors que l’oxygène constituait seulement quelques pour cent de l’atmosphère. Il s’agit de la cellule eucaryote, dont le trait principal est le noyau, et dont une importante caractéristique secondaire consiste en des parties de cellules utilisatrices d’oxygène et connues sous le nom de mitochondries.
L’apparition soudaine et générale des acritarches dans les traces fossiles atteste du succès fulgurant des nouvelles cellules. Ces nouvelles cellules flottaient et se reproduisaient à la surface des mers primitives, comme le plancton marin d’aujourd’hui. A leur mort, certaines ont été enterrées dans les étranges structures sphériques et polygonales des acritarches fossiles.
Les cellules nuclées contiennent jusqu’à 1000 fois plus d’ADN que les cellules bactériennes. La fonction de ces quantités gigantesques d’ADN offre une des énigmes les plus étonnantes de la biologie moléculaire. Bien sûr une partie de l’ADN est utile, mais la plus grande partie est appelée ADN « redondant » : autrement dit , il s’agit de copies de gènes qui sont répétés ailleurs dans les chromosomes.
Une explication à cette énigme est possible; notre ADN contient le code des cellules eucaryotes, des bactéries et des virus. Le code des bactéries est constitué du code des virus, ce qui expliquerait les répétions de code.
Les mitochondries.
Les mitochondries ont conservé plusieurs signes inexpliqués qui témoignent de leur statut antérieur d’organismes libres. Elles disposent de leur propre appareil génétique, complet: ADN, ARN messager, ARN de transfert et ribosomes, tous inclus dans la membrane de la mitochondrie. Leur ADN, comme celui des bactéries, n’est pas arrangé en chromosomes ni enrobé de la couche d’histone ( une protéine ) comme l’ADN du noyau des cellules hôtes. Les mitochondries assemblent les protéines sur des ribosomes très similaires à ceux des bactéries. De plus, les ribosomes des mitochondries et ceux des bactéries aérobies ont tendance a être sensibles exactement aux mêmes antibiotiques.
Les cellules plus grandes qui contiennent les mitochondries sont elles aussi des micro-organismes, plus précisément des archées, appelées aussi archéobactéries par certains biologistes.
Toutes les créatures familières d’aujourd’hui, des algues aux oursins, de l’otarie au lion marin, sont des êtres composites tous constitués de cellules nuclées, qui sont elles-mêmes le résultat de l’évolution de procaryotes. Et chaque cellule avec un noyau est garnie de mitochondries qui étaient jadis des bactéries.
En 1890, deux biologistes allemands, Richard Altmann et Otto Bütschli, observent que les mitochondries de nos cellules ressemblent fortement à des bactéries. Dans les années 1960, la présence d’ADN dans les mitochondries est prouvée.
En 1975, le biochimiste W. Ford Doolittle démontre des ressemblances entre l’ADN des chloroplastes des plantes et celui des cyanobactéries. En 1983 le biologiste Ronald Butow montre, chez la levure, que des gènes des mitochondries ont été transférés dans le noyau.
La parenté des mitochondries et des protéobactéries est prouvée en 1985, celle des chloroplastes et des cyanobactéries en 1988.
Les gènes contenus dans le noyau des eucaryotes contemporains, pour plus de 60% d’entre eux ne ressemblent à aucun gène connu chez les bactéries ou les archées. En revanche, les 40% restant ressemblent ou bien à des gènes bactériens, ou bien à des gènes d’archées.. Les gènes eucaryotes ressemblant à des gènes d’archées sont surtout impliqués dans la transmission de l’information génétique alors que ceux qui ressemblent à des gènes bactériens sont impliqués dans le fonctionnement de la cellule eucaryote, en particulier la production d’énergie, ce qui est confirmé par le fait que les mitochondries sont d’origine bactérienne. D’autres contributeurs bactériens seraient intervenus dans la constitution des cellules eucaryotes.
Donc la cellule eucaryote est une chimère associant des éléments appartenant à au moins deux formess cellulaires différentes.
En général, les robots-protéines d’origine archée n’interagissent pas avec les robots-protéines d’origine bactérienne. Mais dans la cellule eucaryote les robots des deux origines coopèrent.
Des morceaux de gènes des bactéries incluses dans la cellule eucaryote migrent dans le noyau. Raphaël Méheust, docteur en bio-informatique évolutive, a démontré que des morceaux de gènes étaient recyclés et servaient à fabriquer de nouveaux gènes chimériques qui n’existent ni chez les archées, ni chez les bactéries. Ces nouveaux gènes permettent à la cellule eucaryote de s’améliorer.
Tout ceci confirme bien que notre code génétique est constitué du code de toutes les formes cellulaires existantes : virus, bactéries, archées, cellules eucaryotes humaines. Notre corps peut donc générer chacune de ces formes cellulaires pour assurer sa survie.
Les cellules eucaryotes deviennent mobiles.
Si vous regardez au microscope une cellule eucaryote, vous voyez de vigoureux mouvements intérieurs. L’intérieur de la cellule eucaryote grouille comme une ville. Le cytoplasme bouge. Dans certaines cellules, les mitochondries, les ribosomes et d’autres organites circulent sur des pistes prédéterminées comme s’ils obéissaient à des signaux de circulation à deux voies.
La plupart de ces mouvements cellulaires prennent place le long d’un système de transport élaboré, situé à l’intérieur de la cellule et constitué de microtubules, minuscules tubes de protéines d’un diamètre de 240 angströms qui, de concert avec les protéines provoquent le mouvement.
Ces microtubules seraient dus à une autre catégorie de bactéries, les spirochètes, aux mouvements rapides et agités. Les eucaryotes deviennent ainsi mobiles, ce qui révolutionne le monde bactérien en amplifiant les transports et les communications. La circulation des cellules , et par conséquent le flux d’informations génétiques, se sont accélérés. Les associations avec les spirochètes ont fait jaillir de nouveaux développements et ont augmenté le nombre et la diversité des formes de vie.
Des bactéries à l’origine du cerveau?
Le système de mobilité des spirochètes a-t-il évolué à l’intérieur de l’environnement structuré des organismes plus grands pour devenir la base de leurs systèmes nerveux ?
Les preuves de l’identité des spirochètes dans les cellules nerveuses, au-delà de la riche présence de microtubules ( les neurotubules) s’accumulent lentement.
Si les spirochètes sont vraiment les ancêtres des cellules du cerveau ou des neurones, alors les concepts et les signaux de la pensée sont fondés sur des facultés physiques et chimiques latentes chez les bactéries.
Le véritable langage du système nerveux serait-il alors un vestige des spirochètes, une combinaison de l’ARN autocatalyseur et des protéines tubulines, symbiotiquement intégrés dans le réseau des hormones, des neuro-hormones, des cellules et de leurs déchets qui s’appelle le corps humain ? La pensée individuelle elle-même n’est-elle pas comme un super-organisme, un phénomène collectif ?
A maintes et maintes reprises, l’étude du microcosme nous familiarise avec l’idée que les facultés humaines viennent directement d’autres phénomènes. La nature a une certaine sagesse sous-jacente; nos capacités restent toujours minces comparées à la biosphère dont nous ne formons qu’une partie infime.
Toutes nos inventions favorites ont été anticipées par nos cohabitants sur la planète ; pourquoi pas la pensée ?
En un sens, nous sommes « au-dessus » des bactéries car, bien que nous en soyons constitués, le pouvoir de notre pensée semble représenter plus que la somme de ses parties microbiennes. Mais, en un sens, nous sommes aussi « au-dessous » d’elles. En tant que minuscules parties d’une immense biosphère dont l’essence est essentiellement bactérienne, nous – avec d’autres formes de vie – devons contribuer à une sorte de cerveau symbiotique qui est au-delà de ce que nous pouvons comprendre ou représenter vraiment.
Le jour où un protiste à fouets cellulaires s’est attaché à une autre cellule et s’est mis à la propulser, rendant ainsi les mitochondries de la seconde cellule disponibles à d’autres usages, marque le déclenchement de la lignée de l’évolution qui a conduit aux animaux. C’est l’apparition de la multicellularité.
Chacun des cinq règnes du vivant – bactéries, protistes, champignons, plantes et animaux – comprend des êtres multicellulaires. Mais dans les quatre premiers, les organismes multicellulaires entretiennent des interconnexions minimales entre les cellules de leur corps. De son côté, le règne animal est devenu expert en multicellularité et en interactions entre cellules. L’organisation multicellulaire des animaux est d’un raffinement exquis, et très coordonnée. La cellule animale, hautement différenciée, est reliée à ses voisines par toute une série d’élégantes connexions cellulaires : septums (cloisons séparant deux cavités ), ponts, jonctions étroites et répétées en chaîne ( desmosomes ), etc. Ces jonctions cellulaires, dont les distinctions n’ont pu être reconnues que récemment grâce au microscope électronique, déterminent l’étendue et la qualité de la communication entre les cellules. En plus de la blastula – cette sphère de cellules qui se transforme en embryon – les mystérieuses jonctions cellulaires sont les véritables signes de l’animalité.
Les espèces animales pleinement adaptées à la terre y sont parvenues grâce à l’astuce qui consiste à transporter leur environnement antérieur avec elles. Aucun animal n’a complètement quitté le microcosme aquatique. La blastula et l’embryon continuent de se développer en flottant dans l’humidité primordiale d’une matrice. La concentration du sel dans l’eau de mer et dans le sang est, d’un point de vue pratique, identique. La proportion respective de sodium, de potassium et de chlorates dans nos tissus est étonnamment similaire à celle des océans.
Nous étudierons les découvertes de René Quinton à ce sujet .
Les plantes, les champignons et les animaux ont émergé du microcosme. Sous les différences superficielles qui nous séparent, nous sommes tous des communautés ambulantes de virus, de bactéries, d’archées et de cellules eucaryotes.
La vie n’est pas entourée d’un environnement tout passif auquel elle s’est adaptée. Au contraire, elle façonne et refaçonne son propre environnement. L’atmosphère fait partie intégrante de la biosphère. A partir du moment où le dioxyde de carbone est transformé en cellules, et peut aussi être utilisé pour contrôler la température de l’atmosphère, il semble vraisemblable que l’une des façons dont la vie régule la température de la planète soit de modifier la teneur en dioxyde de carbone dans l’atmosphère.
Cest la croissance, le métabolisme et les échanges de gaz des microbes qui forment les systèmes complexes de rétroactions physiques et chimiques qui modulent la biosphère dans laquelle nous vivons.
Avec le temps, le biote a échafaudé des systêmes de contrôle compliqués dont nous commençons à peine à prendre vaguement conscience.
Notre obsession à détruire le monde bactérien et viral que ce soit par l’usage immodéré d’antiseptiques et d’antibiotiques, que ce soit par l’agriculture intensive qui détruit le microcosme de la terre, a de graves conséquences sur notre santé et sur notre environnement par le réchauffement climatique.
Article Science&vie N°1267 Avril 2022 : « Des bactéries s’adaptent à leur environnement ».
Comment font certaines bactéries pour survivre au plus profond des abysses sans leur source d’énergie primaire, le soleil ? Grâce aux gaz, ont démontré des chercheurs australiens ! Pendant 5 ans, l’équipe a comparé le génome de bactéries extraites de l’eau de sites divers, des îles tropicales aux eaux subantartiques. « La photosynthèse est la principale source d’énergie dans les eaux de surface, explique Rachael Lappan, chercheuse à l’université de Monash, en Australie, et auteure de l’étude. Mais dans l’océan profond , les mêmes espèces de bactéries utilisent des enzymes pour gagner de l’énergie à partir de l’hydrogène et du monoxyde de carbone, cette fois. » Ce processus est appelé chimiosynthèse. « Les bactéries marines sont donc flexibles dans leur alimentation : elles peuvent changer de stratégie en fonction de ce qui est disponible dans leur environnement », conclut la chercheuse. Une remarquable preuve d’adaptation. »
Cette adaptation est possible grâce à des virus dont le code génétique est intégré dans le génome de la bactérie. Par ces gènes de virus intégrés dans son génome, la bactérie dispose de nombreux outils kui permettant de s’adapter..
C’est cette faculté d’adaptation des bactéries qui nous permet de vivre. Les bactéries présentes dans notre corps s’adaptent en permanence à l’environnement que nous leur donnons par notre alimentation, l’air que nous respirons et les conséquences de nos peurs, de nos névroses. Les bactéries évoluent et s’adaptent en intégrant des virus codant pour les enzymes dont elles ont besoin.
Notre organisme abrite plus de cellules microbiennes libres que de cellules humaines, c’est le microbiome, composé essentiellement de bactéries. Savez-vous que nous échangeons chaque jour une partie de notre microbiome avec les personnes que nous cotoyons. Plus on est proches, plus on a de microbes en commun.
Science&vie décembre 2019 : « Les bactéries aussi ont leur caractère.
Elles ont beau avoir exactement le même génotype et vivre dans la même boite de Petri, les bactéries d’une même souche affichent des traits comportementaux individuels parfois très différents.. Sans qu’aucune mutation génétique ne soit en cause ! « On a remarqué, par exemple,que certaines bactéries Bacillus subtilis décidaient d’entrer en dormance contrairement aux autres, ou que des cellules d’Escherichia coli préféraient consommer certains sucres particuliers », signale Jessica Audrey Lee, de l’université d’Idaho. Mais comment expliquer cette forme de personnalité sans cerveau ? « Ces différences peuvent survenir à la suite d’une division cellulaire inégale, de phénomènes aléatoires dans les processus chimiques ou physiques au sein de la cellule ou de stimuli différents subis par ces microbes durant leur existence », énonce la postdoctorante. Loin d’être une simple curiosité, l’étude des personnalités bactériennes promet beaucoup dans la bataille contre la résistance aux antibiotiques. »
Il y a une explication toute simple aux différences de personnalité des bactéries : elles ont une conscience. Elles ont un vécu différent, elles sont passées par des organismes différents, elles ont vécu des expériences différentes, ce qui explique qu’elles ont des comportements différents.
Conclusion.
La cellule est arrivée à sa forme la plus aboutie : la cellule eucaryote. Elle va donner deux types de cellules : les cellules végétales avec les chloroplastes et les cellules animales avec les mitochondries. La vie peut alors se déployer dans une incroyable et magnifique biodiversité, une multitude de communautés cellulaires de formes différentes ( virus, bactéries, archées, cellules végétales et animales ).
Tous les végétaux et les animaux ont à leur disposition dans leur code génétique, la possibilité de générer les différentes formes cellulaires dont ils ont besoin pour vivre et les bactéries et les virus font partie de ces formes cellulaires.
3 – Des protocellules aux procaryotes (bactéries et archées).
Des chercheurs de l’université d’Innsbruck en Autriche ont découvert que dans certains cas, l’ADN bactérien se composait de virus intégrés. Plus de 30.000 virus ont été découverts cachés dans l’ADN de bactéries
C’est une découverte peu commune qu’ont faite plusieurs chercheurs de l’Université d’Innsbruck (Autriche). Les docteurs Christopher Bellas et Marie-Sophie Plakolb ainsi que le professeur Ruben Sommaruga, du département d’écologie de l’université, ont trouvé de l’ADN de plus de 30.000 virus dans les génomes des microbes.
Or, un ADN « caché » pourrait permettre la reproduction de virus complets et fonctionnels dans la cellule hôte. « Nous avons été très surpris par le nombre de virus que nous avons trouvé grâce à cette analyse, » explique le docteur Christopher Bellas dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).
Nous avons vu que les protocellules ont évoluées en bactéries en s’échangeant des morceaux de code génétique. Les bactéries font de même, elles s’échangent du matériel génétique, mais elles le protègent dans une enveloppe, ce que nous appelons virus. Les bactéries peuvent générer ces virus en cas de besoin. Elles peuvent aussi échanger ces morceaux d’ADN entre elles.
Les auteurs de ces recherches expliquent même que dans certains cas, « jusqu’à 10 % de l’ADN d’un microbe s’est avéré être des virus cachés. Ces virus retrouvés ne sont pas dangereux pour celui à qui ils appartiennent, au contraire, ils pourraient même le protéger selon les scientifiques.
N’oublions pas que nous ne connaissons qu’une très faible partie du monde des virus, ce pourcentage de 10% me semble faiblement représenté la réalité.
Chez les humains, les bactéries sont continuellement habitées par des virus. Et certains sont d’ailleurs présents tout le temps dans notre organisme. D’autres se cachent plus profondément, c’est là qu’ils deviennent une partie de l’ADN.
Ainsi, il est dévoilé dans cette étude que de nombreux organismes unicellulaires sont remplis de virus. On les trouve partout et ils peuvent être des algues, des amibes ou encore des parasites humains. Pourquoi sont-ils aussi présents dans les génomes de microbes ? Parce qu’ils leurs permettent d’évoluer et de s’adapter.
À l’origine, les scientifiques de ce projet analysaient des virus retrouvés dans l’eau du Gossenköllesee (Tyrol) en 2021. Ils voulaient trouver l’origine des nouveaux virus de type Polinton, mais ne savaient pas quels organismes pouvaient habituellement contenir ces virus. D’où leur étude à très grande échelle qui regroupe aujourd’hui des séquences d’ADN de plusieurs centaines de Go.
C’est avec leur technologie de pointe qu’ils ont pu trouver les séquences de virus, minuscules en comparaison de leur ensemble de données. Grâce à l’outil « Leo », ils ont pu analyser rapidement ces données et sont parvenus à ces résultats.
Nous savons que les protocellules ont évoluées pour se transformer en de nouvelles formes cellulaieres, les cellules procaryotes. Ce sont les bactéries et les archées.
Pour ceux qui ne savent pas, Que sont les archées?
Les archées constituent l’un des trois grands domaines du vivant, aux côtés des bactéries et des eucaryotes. Longtemps confondues avec les bactéries, elles s’en distinguent aujourd’hui clairement sur les plans génétique, biochimique et évolutif.
Les archées ont été reconnues comme un domaine distinct en 1977 par Carl Woese, grâce à l’analyse des séquences d’ARN ribosomique 16S. Cette découverte a profondément modifié la classification du vivant.
Les archées sont des procaryotes (sans noyau ni organites membranaires),
Elles sont génétiquement plus proches des eucaryotes que des bactéries pour de nombreux mécanismes fondamentaux (transcription, traduction).
Elles ont une membrane plasmique unique, une paroi cellulaire, un ADN circulaire. On note également la présence d’histones ou de protéines analogues aux histones (comme chez les eucaryotes), d’ARN polymérase et de facteurs de transcription proches de ceux des eucaryotes.
Les archées présentent une extraordinaire diversité métabolique, souvent absente chez les autres domaines . On distingue: la méthanogenèse (exclusivement archéenne) avec production de méthane à partir de CO₂, H₂, acétate, etc. d’où leur rôle majeur dans les cycles biogéochimiques et le réchauffement climatique; la chimioautotrophie (oxydation du soufre, de l’hydrogène, de l’ammoniac); la phototrophie sans chlorophylle; des métabolismes anaérobies stricts fréquents.
Initialement associées aux environnements extrêmes, on sait aujourd’hui qu’elles sont omniprésentes :sources hydrothermales, >100 °C), mers hypersalées grandes profondeurs océaniques), sols, océans (très abondantes dans le plancton marin), intestin humain et animal (méthanogènes). Les archées occupent une place centrale dans l’évolution :: les eucaryotes dériveraient d’une archée ayant intégré le code génétique d’une bactérie (future mitochondrie), On a identifié des archées présentant des gènes caractéristiques des eucaryotes,
Elles sont considérées comme non pathogènes à ce jour (aucune archée clairement impliquée dans une maladie humaine),
Les archées sont un domaine fondamental du vivant, biochimiquement uniques, écologiquement omniprésentes, Elles sont la clé pour comprendre l’origine des eucaryotes et la vie sur Terre.
Revenons à nos progénotes. L’échange de matériel génétique entre progénotes se fait sous forme de micro ARN précurseurs des virus. Ce mécanisme d’échange d’information génétique va se poursuivre et s’améliorer chez les bactéries et les archées et il est toujours utilisé de nos jours.
D’après des estimations sérieuses, nous hébergeons dans et sur notre corps, 100 000 milliards de microbes, dont entre 500 et 2000 espèces de bactéries. Toutefois ce ne sont pas des intrus. Nous évoluons avec ces microbes depuis des millions d’années et aujourd’hui, sans eux, nous serions incapables de digérer sainement notre nourriture, de résister aux maladies ou d’éviter des troubles chroniques allant du diabète au cancer.
On accorde maintenant une grande importance au microbiome. D’une part, les bactéries qui le composent, représentent quelque 90% du nombre total de cellules dans notre corps. D’autre part, l’ADN bactérien a mis des milliards d’années pour composer l’ADN humain. On estime que 90% des informations génétiques qui se trouvent en nous sont d’origine bactérienne : nos premiers ancêtres sont des microbes et ils sont toujours présents dans notre structure cellulaire. Je pense personnellement que c’est plutôt 100%.
Importance des bactéries pour la vie.
Tous les organismes dépendent pour survivre des bactéries fixatrices d’azote. Sans cette extraction directe de l’azote de l’air, la vie terrestre aurait disparu depuis fort longtemps par manque d’azote. Heureusement, les organismes qui fixent l’azote le restituent aux organismes vivants. Les fixateurs d’azote sont des bactéries comme les clostridies et d’autres.
Des bactéries, les désulfovibrio, synthétisaient une molécule à structure cyclique appelée porphyrine, qui transportait des électrons et fabriquait de l’ATP au passage. Cette capacité à fabriquer la porphyrine a été conservée et utilisée pendant toute l’évolution. Des molécules apparentées à la porphyrine, d’un rouge vif, circulent aujourd’hui dans notre sang où elles transportent l’oxygène vers les cellules.
Le développement de la photosynthèse est sans aucun doute l’innovation métabolique la plus importante de l’histoire de la vie sur la Terre. La photosynthèse n’a pas été inventée par les plantes, mais par des bactéries.
Je laisse la parole à Lynn Margulis pour expliquer l’importance des bactéries: (extraits de son livre Microcosmos)
« Chez les bactéries d’aujourd’hui, des fragments d’ADN sont échangés entre différentes souches de bactéries. Bien que l’échange le plus facile soit avec des bactéries qui ont des métabolismes semblables, n’importe quelle souche peut recevoir des gènes de n’importe quelle autre souche. Ce mécanisme permet à l’information génétique de se propager dans le microcosme très facilement et très rapidement. Par l’échange de gènes, les populations de bactéries sont informées de leur rôle dans leur environnement spécifique. Chaque bactérie transmet son héritage génétique. »
« Dans le microcosme, la facilité des échanges génétiques a des conséquences surprenantes. Si toutes les souches de bactéries peuvent mettre en commun tous leurs gènes, il n’existe pas de véritables espèces dans le monde des bactéries. Les bactéries forment un organisme unique, une entité capable de génie génétique à l’échelle de la planète. »
« Du fait de son petit nombre de gènes, une bactérie a un métabolisme incomplet et doit donc nécessairement vivre en équipe. Dans la nature, une bactérie ne fonctionne jamais comme un individu isolé. Au contraire, dans n’importe quelle niche écologique, des équipes composées de différentes souches de bactéries vivent ensemble, répondent ensemble aux changements de l’environnement, remodèlent celui-ci en s’aidant mutuellement grâce à des enzymes complémentaires. »
« Les tâches accomplies par les bactéries réalisent un véritable remodelage de la planète entière. Elles empêchent toute la matière qui a été vivante de devenir de la poussière. Elles nous transforment en nourriture et en énergie pour les autres. Elles maintiennent le cycle des éléments organiques et inorganiques de la biosphère. Elles purifient les eaux de la Terre et fertilisent les sols. »
« C’est seulement aujourd’hui que nous commençons à comprendre que les bactéries sont normales et nécessaires au corps humain et que la santé ne consiste pas à détruire les micro-organismes mais à restaurer les communautés microbiennes et leur donner un environnement favorable à leur fonctionnement. »
« Les systèmes d’information humains commencent à peine à s’approcher, par leur étendue, de ceux des bactéries, qui échangent des bits d’information comme un réseau d’ordinateurs doté d’une mémoire alimentée au cours de milliards d’années de fonctionnement continu. A mesure que nous abandonnons un point de vue purement médical sur les microbes, nous les considérons comme nos ancêtres, nos ainés planétaires : nos sentiments changent également, et passent de la peur et de la répugnance au respect et à la fascination. Les bactéries ont inventé la fermentation, la roue – le moteur rotatif protonique – , la respiration sulfurée, la photosynthèse, la fixation de l’azote, bien longtemps avant l’apparition de l’humanité. Elles se comportent non seulement comme des êtres hautement socialisés, mais aussi comme une sorte de démocratie mondiale décentralisée. »
« On considère les bactéries et virus comme des parasites. Nos besoins nutritionnels compliqués nous rendent terriblement dépendants des plantes et des microbes qui nous fournissent ce que nous ne pouvons pas fabriquer nous-mêmes. Nous sommes, en vérité les parasites du microcosme. »
« Il y a environ deux milliards d’années, l’augmentation de l’oxygène dans l’atmosphère a déclenché une crise à l’échelle planétaire. La teneur en oxygène passa de 0,0001 à 21%. De nombreuses espèces de microbes disparurent. Ces morts multiples et l’échange accéléré de gènes, ce qui est caractéristique des bactéries exposées à des toxines, conduisirent à une réorganisation du superorganisme que nous appelons le microcosme et aboutirent à l’invention de nombreux mécanismes de protection qui furent diffusés dans tout le microcosme. »
« Mais l’adaptation ne s’arrêta pas là. Les cyanobactéries inventèrent la respiration aérobie qui constitue un moyen très ingénieux et très efficace de canaliser et d’exploiter la réactivité élevée de l’oxygène. Elle consiste en une combustion contrôlée qui casse les molécules organiques puis rejette du dioxyde de carbone et de l’eau en dégageant une grande quantité d’énergie. Alors que la fermentation produit deux molécules d’ATP par molécule de sucre décomposé, la respiration aérobie de la même molécule de sucre produit jusqu’à 36 molécules d’ATP. Le microcosme, pressé par l’environnement – probablement pas jusqu’à son point de rupture, mais tout de même à un niveau de stress intense – ,a fait mieux que s’adapter : il a élaboré une dynamo à oxygène qui a transformer pour toujours la vie et son habitat terrestre. »
« Les cyanobactéries disposaient maintenant d’une part de la photosynthèse qui produisait de l’oxygène, d’autre part de la respiration qui en consommait. Elles avaient trouvé leur place au Soleil. »
« La stabilisation de la teneur en oxygène atmosphérique autour de 21% semble résulter d’un consensus tacite entre l’ensemble des êtres vivants, intervenu il y a des millions d’années ; le contrat est toujours respecté aujourd’hui. Si le pourcentage d’oxygène était supérieur de quelques pour cent, même les êtres vivants s’enflammeraient spontanément. S’il diminuait un tout petit peu, les organismes aérobies commenceraient à s’asphyxier. »
« Les microbes ont réussi ce qu’aucun organisme gouvernemental, aucune bureaucratie ne serait capable de faire aujourd’hui. Les bactéries, tout en croissant, mutant, s’échangeant des gènes, certains en produisant, d’autres en absorbant de l’oxygène, ont maintenu l’équilibre atmosphérique de toute une planète. »
Notre phobie des virus et bactéries est totalement injustifiée. Notre obstination à vouloir les détruire a de graves conséquences sur notre santé et sur notre belle planète Terre comme nous le verrons plus loin.
Nos connaissances concernant les bactéries sont limitées du fait des moyens dont nous disposons pour les observer.
Afin d’étudier les bactéries, les scientifiques ont réussi à les mettre en culture dans des boîtes de Pétri et à les faire se multiplier. Ces études présentent des limites : les bactéries sont dans un milieu artificiel et sachant qu’elles sont les championnes de l’adaptation, c’est peut-être une bactérie modifiée que l’on observe. Une autre limite est le fait que très peu d’espèces de bactéries peuvent être mises en culture.
Les bactéries de même espèces ou d’espèces différentes, s’échangent elles aussi, comme les progénotes, des morceaux de codes génétiques et peuvent donc changer rapidement en fonction de l’environnement.
Les bactéries peuvent vivre en communauté formant ce que l’on appelle des biofilms, que l’on trouve sur nos dents, sur les murs des maisons, mais aussi sur nos prothèses ou dans une vieille cannette de soda oubliée.
Notre planète est peuplée de groupes de microbes dépendants ou interdépendants, en raison de pertes de gènes codant des fonctions qui se compensent. Ces interactions obligatoires expliquent pourquoi on ne parvient pas à cultiver la majorité des bactéries sous forme de culture pure. Les bactéries vivent au sein de collectifs.
Il faut bien se rendre compte que la majorité du monde bactérien comme du monde viral, nous est totalement inconnue.
Tous les êtres vivants sur la Terre possèdent le code génétique pour générer les virus, les bactéries et les différentes cellules qui les constituent.
Ceci explique pourquoi Les bactéries et les archées colonisent la terre entière. Ils interagissent sans cesse, s’échangent des virus.
Mais avant de voir l’apparitio des végétaux et des animaux, les cellules ayant évoluées jusqu’a la forme bactérienne et archéenne vont franchir un nouveau cap pour évoluer en une nouvelle forme : la cellule eucaryote.ou cellule à noyau. Cette nouvelle forme cellulaire va permettre l’apparition des cellules végétales et animales. La vie peut alors se diversifier et multiplier les formes vivantes jusqu’à l’apparition de l’être humain.
L’évolution d’un être humain suit plusieurs stades : embryon, bébé, enfant, adolescent et adulte.
Il en est de même pour la cellule. Son évolution suit plusieurs stades : protocellules, bactéries, archées, eucaryote. C’est toujours la même cellule comme c’est toujours le même être humain.
Nous allons détailler tout cela, mais sachez , dès à présent, que le but de ces articles sur l’évolution est de vous démontrer, scientifiquement, que la théorie pasteurienne des germes (virus et bactéries) dits pathogènes est fausse.
2 – les protocellules.
Pour bien comprendre ce que sont les premières formes de vie sur Terre, voici quelques articles scientifiques qui nous permettront d’établir la chronologie de l’apparition de la vie.
Science&vie Hors Série N°302 Juillet 2022
SVHS : « Quand la vie est-elle apparue sur Terre? »
Abderrazak El Albani, géologue :
« Traditionnellement, les chercheurs situent cet évènement vers -3,9 à -3,8 Ga, après la formation des océans et après les derniers grands impacts de météorites survenues vers -4 Ga. »
SVHS : « Comment est-on passé de l’inerte au vivant ? »
Patrick Forterre, biologiste :
« Cette question est encore débattue. Selon la théorie actuellement dominante, les molécules organiques utilisées par le vivant ( notamment les acides aminés, constituant les protéines et les lipides – les graisses – qui forment les membranes des cellules ) sont apparues sur Terre, même si certaines d’entre elles ont peut-être été rapportées par des comètes ou des météorites. D’après le chercheur russe Armen Mulkidjanian, auteur d’un article sur ce sujet paru en 2012 dans la revue PNAS, tout se serait joué dans des sources chaudes terrestres riches en potassium [ un minéral essentiel à la vie actuelle, NDLR ]. Ceci expliquerait pourquoi les cellules de tous les organismes contiennent enabondance cet élément rare sur terre et dans les océans. En revanche, on ignore encore comment est apparu le premier métabolisme capable de fournir l’énergie nécessaire à la formation des molécules géantes caractéristiques de la vie actuelle ( protéines, acides nucléiques, etc.).«
SVHS: »A quoi ressemblait le tout premier être vivant ? »
P.F. : « Il s’agissait sans doute de cellules rudimentaires, ou protocellules : des vésicules entourées d’une membrane lipidique et capables d’un métabolisme primitif fournissant le minimum d’énergie nécessaire à leur stabilité et à leur croissance. En laboratoire, il est relativement facile d’obtenir de telles structures à partir de composants chimiques simples ( peptides, minéraux, etc.).Une étape-clé dans l’évolution de ces protocellules a été l’apparition de macromolécules capables de porter et de transmettre une information génétique. La plus ancienne connue à ce jour est l’acide ribonucléique (ARN), une molécule génétique plus simple que l’ADN. L’ARN est capable non seulement de porter une information génétique, mais il peut également catalyser des réactions chimiques. Il est alors appelé ribozyme, par analogieavec les enzymes classiques, qui sont, elles des protéines. Une étude japonaise publiée en mars 2022 dans le journal Science Advances a confirmé que l’ARN peut évoluer par lui-même pour former des molécules de plus en plus complexes… comme lors du processus d’évolution décrit par le biologiste britannique Charles Darwin. Reste que pour l’instant, on ne sait pas comment les briques complexes qui forment l’ARN, les ribonucléotides, sont apparues au sein des protocellules. Elles sont en effet très difficiles à obtenir en laboratoire par des méthodes non biologiques… »
Commentaire personnel : L’apparition de l’ARN au sein des protocellules est une étape fondamentale et essentielle au développement de la vie et de la biodiversité. Cet ARN va permettre aux protocellules d’échanger des informations codées sur l’ARN.
SVHS : « Quid de la cellule Luca ? »
P.F. : « Contrairement à une confusion courante, cette cellule qui aurait vécu il y a plus de 3 Ga, n’était pas la première cellule apparue sur notre planète. Comme l’indique son nom ( acronyme de « Last Universal Commun Ancestor »), inventé lors d’un colloque scientifique que j’ai organisé, Luca est le dernier ancêtre connu aux trois grands groupes d’organismes vivants actuellement : les archées(Archaea) et les bactéries, des micro-organismes unicellulaires formés pour la plupart de cellules sans noyau ( procaryote), et les eucaryotes, constitués de cellules beaucoup plus complexes, avec un noyau, et regroupant tous les champignons, plantes, animaux, mais aussi de nombreux micro-organismes, comme les paramécies et les amibes. Entre l’apparition de la vie et Luca, il y a eu une première longue période d’évolution qui a duré 0,5 à 1 Ga. Après étude comparée avec les ribosomes (structures cellulaires permettant de fabriquer les protéines) des organismes actuels, il s’est avéré que ceux de Luca étaient déjà formés d’une trentaine de protéines (contre 60 à 80). Donc c’était un organisme plus simple que les organismes actuels, mais déjà très complexe, comparé aux protocellules susmentionnées. »
La théorie des progénotes.
Cette idée est due à un évolutionniste de premier plan Carl Woese. Pour lui, il y a 3,5 milliards d’années, les premiers collectifs moléculaires sont apparus. Il les appelle les progénotes. Ces progénotes disposent de la capacité de transformer les instructions génétiques en protéine, mais de façon beaucoup moins fiable que les cellules actuelles, ce qui limite leur potentiel évolutif individuel.
Carl Woese décrit les progénotes comme des espèces de sacs renfermant des minichromosomes ressemblant aux virus. Chaque progénote contient un nombre limité d’instructions et différentes d’un progénote à un autre progénote. Ces progénotes sont des protocellules au sein desquelles des petits morceaux d’ARN sont apparus.
Le transfert latéral de matériel génétique est très courant chez les progénotes qui peuvent ainsi acquérir d’autres fonctions et évoluer.
L’évolution, à l’époque des progénotes, est donc une affaire d’interconnexions physiques et de partage de gènes. Il n’y a pas vraiment une lignée bien définie.
Le progénote isolé était peu puissant, par contre la communauté des progénotes avait un potentiel évolutif très important. Les innovations génétiques pouvaient surgir de toutes parts. Ce sont des collectifs de progénotes qui survivaient et évoluaient. Le progénote individuel était trop rudimentaire pour vivre indépendamment. Les progénotes étaient poussés à se rassembler par la force de l’Ai qui s’exerce sur tout ce qui existe.
Par leurs échanges de gènes, progressivement les progénotes sont devenus plus autonomes, plus individualisés pour évoluer et prendre la forme de cellules dites bactériennes.
La bactérie est une étape de l’évolution des cellules, l’étape suivante sera l’archée et enfin la cellule eucaryote. Il s’agit toujours de la même cellule qui évolue par l’ajout de gènes. Le génome de la cellule eucaryote est composé de gènes de progénotes, de bactéries et d’archées.
Les progénotes sont très diversifiés et constituent ce qu’on appelle le monde ARN. On y trouve des virus primitifs à ARN, des plasmides et d’autres entités récemment découvertzs comme les obélisks.
Les Obélisks, des nouveaux micro-organismes
Une équipe de recherche dirigée par le Dr Ivan Zheludev de l’Université Stanford a trouvé des preuves d’une nouvelle forme de vie au sein même de notre corps humain.
Ces organismes, découverts dans notre microbiote intestinal, ne ressemblent à aucune forme de vie connue sur Terre. Leur présence a été révélée grâce à une analyse métatranscriptomique des séquences d’ARN issues d’échantillons gastro-intestinaux humains.
Ces étranges formes de vie ont été baptisées « Obelisks » et ont été retrouvées dans 10% de tous les échantillons de microbiome testés.
Les Obelisks ont une structure génétique à base d’ARN circulaire, quelque chose que nous n’avions jamais vu jusqu’à présent. Ils ont la particularité de produire une nouvelle sorte de protéine appelée « Oblins« . La fonction de ces protéines reste encore à déterminer, mais nul doute qu’elle fera l’objet de nombreuses recherches dans les années à venir.
Les Obelisks ne se limitent pas à notre intestin. En effet, ils ont également été retrouvés en grand nombre dans notre microbiote oral. Cela suggère que ces organismes pourraient affecter notre santé de façon que nous ne comprenons pas encore. Certains Obelisks ont même été trouvés à l’intérieur d’une espèce bactérienne commune appelée Streptococcus sanguinis.
En conclusion, ces Obelisks pourraient bien être une découverte majeure qui remet en cause notre compréhension de l’évolution de la vie. Leurs caractéristiques uniques et leur capacité à s’autorépliquer pourraient nous fournir de nouvelles informations sur les origines de la vie.
Je pense ue ces Obélisks sont une forme de protocellules.
Les viroïdes.
Un tout nouveau monde de minuscules créatures remet en question les idées fondamentales de la vie
Depuis des siècles, les scientifiques cherchent à comprendre ce qui définit la vie et comment elle est apparue. Pourtant, certaines formes de vie, si petites qu’elles échappaient aux techniques d’observation classiques, sont restées dans l’ombre pendant des décennies. Parmi elles, les viroïdes, de minuscules entités biologiques encore plus simples que les virus, qui remettent en question nos idées fondamentales sur le vivant.
En 1967, Theodor Diener, un chercheur spécialisé en pathologie végétale, se penchait sur une maladie mystérieuse qui décimait les cultures de pommes de terre : la maladie du tubercule en fuseau. Convaincu d’avoir affaire à un virus inconnu, il entreprit une série d’analyses approfondies. Mais à sa grande surprise, l’agent infectieux ne correspondait à rien de connu. Il ne possédait ni structure cellulaire, ni enveloppe protéique, caractéristiques typiques des virus. Au lieu de cela, il s’agissait d’une simple molécule d’ARN capable de se répliquer en parasitant les cellules végétales. Cette découverte remettait en question les fondements de la biologie, mais à l’époque, elle ne suscita que peu d’intérêt dans la communauté scientifique, éclipsée par d’autres avancées en virologie et en génétique.
Après quatre années de recherches, Theodor Diener parvint à démontrer que ces minuscules molécules d’ARN pouvaient s’introduire dans les cellules des plantes et se répliquer, bien qu’elles ne possèdent ni membrane, ni structure cellulaire propre. Conscient d’avoir découvert une nouvelle catégorie d’agents infectieux, il les baptisa viroïdes. Contrairement aux virus, ces entités ne codent pour aucune protéine et sont dépourvues d’enveloppe protectrice, ce qui en fait les réplicateurs autonomes les plus simples jamais identifiés.
En 2020 les scientifiques s’intéressent de nouveau aux viroïdes. Benjamin Lee, un chercheur américain, décida de s’y intéresser de plus près et découvrit que ces mystérieuses entités étaient bien plus nombreuses et répandues qu’on ne l’imaginait. Ce que l’on croyait être une curiosité scientifique isolée s’est révélé être un véritable écosystème microscopique, peuplé de milliers de viroïdes et d’entités similaires. Certains portent des noms aussi intrigants que obélisques, ribozyvirus ou satellites, suggérant qu’un pan entier du monde vivant nous échappait jusque-là.
Les viroïdes défient nos définitions du vivant et posent une véritable énigme scientifique. Peuvent-ils être considérés comme des êtres vivants ? Contrairement aux virus, ils ne possèdent ni capsule protectrice, ni gènes codant pour des protéines, et pourtant, ils sont capables de se répliquer en utilisant les cellules qu’ils infectent. Cette particularité intrigue les chercheurs, car elle pourrait faire des viroïdes les plus anciens organismes de la Terre, remontant à une époque où la vie était encore à ses balbutiements. Certains scientifiques pensent même qu’ils pourraient être des vestiges de l’ère prébiotique, une période hypothétique où seules les molécules d’ARN autoréplicantes existaient, bien avant l’apparition des premières cellules.
Malgré leur importance potentielle, les viroïdes restent peu étudiés par rapport aux virus et aux bactéries.
Les viroïdes ne sont qu’un exemple parmi de nombreuses formes de vie inconnues qui attendent d’être découvertes. Leur redécouverte montre à quel point le monde microscopique recèle encore de mystères. En comprenant mieux ces entités invisibles à l’œil nu, nous pourrions non seulement réécrire l’histoire de l’évolution, mais aussi mieux protéger notre environnement et améliorer la médecine de demain. Peut-être ces minuscules êtres détiennent-ils les secrets de l’origine de la vie elle-même.
ADN et ARN : lequel est apparu le premier?
Dans les hypothèses actuelles sur l’origine de la vie, l’ARN est généralement considéré comme antérieur à l’ADN.
On parle souvent de l’hypothèse du « monde à ARN » : avant l’apparition des cellules modernes, il aurait existé une étape évolutive où des molécules d’ARN assuraient à la fois :
le stockage de l’information génétique ;
certaines fonctions catalytiques (comme des enzymes primitives).
Aujourd’hui encore, cela laisse des traces importantes :
certains ARN sont catalytiques (ribozymes) ;
le ribosome, indispensable à la synthèse des protéines, fonctionne principalement grâce à un ARN catalytique ;
de nombreux virus utilisent encore l’ARN comme génome.
Pourquoi l’ARN aurait précédé l’ADN ?
1. L’ARN peut faire deux choses
L’ADN stocke très bien l’information mais n’est pratiquement pas catalytique. Les protéines catalysent très bien mais ne stockent pas l’information génétique transmissible.
L’ARN possède les deux propriétés :
support d’information ;
activité catalytique.
Il constitue donc un bon candidat pour une première molécule biologique autonome.
2. L’ADN semble être une version plus stable
L’ADN ressemble beaucoup à l’ARN mais avec quelques modifications chimiques :
désoxyribose au lieu du ribose ;
thymine au lieu de l’uracile.
Ces modifications rendent l’ADN :
plus stable chimiquement ;
mieux adapté au stockage à long terme.
Beaucoup de biologistes pensent donc que l’ADN est apparu plus tard comme amélioration évolutive du système ARN.
3. Les cellules modernes fabriquent l’ADN à partir de l’ARN.
Le rôle des virus et autres entités à ARN.
L’importance et la place essentielle des virus dans l’évolution n’est plus à démontrer.
Dans le numéro 1227 de la revue Science & vie (décembre 2019) figure un article intitulé « Nos ancêtres les virus » où il est dit que nous devons tout aux virus. Ils auraient joué un rôle clé dans la naissance de nos cellules et de leur noyau. Ils pourraient même être à l’origine de notre ADN. Il est question notamment de virus géants, dont le génome peut atteindre le millier de gènes, qui auraient joué un rôle clé dans notre propre histoire évolutive.
D’anciens virus ont joué un rôle dans le développement avancé de nos cerveaux
D’anciens virus présents chez des vertébrés il y a des centaines de millions d’années ont joué un rôle crucial dans l’évolution de nos cerveaux avancés et de nos grands corps, selon une nouvelle étude.
Ces travaux, publiés dans la revue Cell, examinent les origines de la myéline, une membrane grasse isolante qui se forme autour des nerfs et permet aux impulsions électriques d’être diffusées plus rapidement.
Selon les auteurs, une séquence génétique acquise à partir de rétrovirus — des virus qui s’incorporent dans l’ADN de leur hôte — est cruciale pour la production de myéline. Et ce code se retrouve aujourd’hui chez les mammifères modernes, les amphibiens et les poissons.
« Ce que je trouve le plus remarquable, c’est que toute cette diversité de vertébrés modernes connus, et la taille qu’ils ont atteint — éléphants, girafes, anacondas … — n’aurait pas eu lieu sans l’infection de ces rétrovirus », a déclaré à l’AFP le neuroscientifique Robin Franklin, co-auteur de l’étude.
Les scientifiques considèrent les virus comme des agents infectieux pathogènes. Je pense que c’est une erreur. Des découvertes récentes montrent qu’ils sont à la base de la constitution des êtres vivants. Dans les propos ci-dessus de Robin Franklin, je remplacerai donc infection par partage ou échange. En effet, les virus sont un moyen pour les bactéries et les archées d’échanger du code génétique, de partager de l’information. Les virus ne sont pas des agents infectieux mais des transporteurs d’informations indispensables pour l’évolution.
Les chercheurs ont fouillé dans des bases de données de génomes pour tenter de découvrir les facteurs génétiques associés à la production de myéline.
Tanay Ghosh, biologiste et généticien travaillant avec M. Franklin, était particulièrement intéressé par les mystérieuses régions « non codantes » du génome, qui n’ont aucune fonction apparente et étaient à un moment donné considérées comme inutiles, mais qui sont désormais reconnues comme ayant une importance dans l’évolution.
Ses recherches ont abouti à une séquence dérivée d’un rétrovirus, qui se trouve depuis longtemps dans nos gènes, et que les chercheurs ont baptisé « RetroMyelin ».
Pour vérifier leur découverte, ils ont mené des expériences consistant à supprimer cette séquence chez les rats, et ont observé que ceux-ci ne produisaient alors effectivement plus une protéine nécessaire à la formation de myéline.
Les scientifiques ont ensuite cherché des séquences similaires dans le génome d’autres espèces, et ont trouvé un code semblable chez les vertébrés à mâchoire — mammifères, oiseaux, poissons, reptiles et amphibiens — mais pas chez les vertébrés sans mâchoire ou chez les invertébrés.
Ils en ont conclu que la séquence est apparue dans l’arbre de la vie à peu près en même temps que les mâchoires, c’est-à-dire il y a environ 360 millions d’années.
« Il y a toujours eu une pression de sélection pour faire en sorte que les fibres nerveuses conduisent les impulsions électriques plus rapidement », a souligné Robin Franklin. « En faisant ça plus vite, alors vous pouvez agir plus vite », a-t-il expliqué, ce qui est utile pour les prédateurs chassant une proie, ou une proie tentant de fuir.
La myéline permet une conduction rapide de ces signaux sans accroître le diamètre des cellules nerveuses, en leur permettant d’être rapprochées les unes des autres.
Elle fournit également un soutien structurel, ce qui signifie que les nerfs peuvent grandir davantage, permettant le développement de membres plus grands.
Enfin, l’équipe de chercheurs a voulu comprendre si la participation virale s’était produite une fois, chez une espèce unique ancestrale, ou plusieurs fois.
Pour répondre à cette question, ils ont analysé les séquences RetroMyelin de 22 espèces de vertébrés à mâchoire. Ces séquences étaient davantage semblables au sein d’une espèce, qu’entre différentes espèces.
Cela suggère que de multiples vagues d’interventions virales sont survenues, ayant participé à la diversité d’espèces de vertébrés connue aujourd’hui.
« On a tendance à penser aux virus comme à des pathogènes, des agents causant des maladies », a relevé Robin Franklin. Mais la réalité est plus compliquée, selon lui: à différents moments de l’histoire, les rétrovirus sont entrés dans le génome et se sont intégrés aux cellules reproductives d’espèces, permettant qu’ils soient transmis aux générations suivantes.
Pour Tanay Ghosh, cette découverte sur la myéline pourrait n’être qu’un premier pas dans un domaine émergent. « Il y a encore beaucoup de choses à comprendre à propos de la façon dont ces séquences influencent différents processus de l’évolution », a-t-il dit.
Une autre étude a montré que des virus bactériophages joueraient un rôle important dans la perpétuation de la diversité bactérienne. Ils réguleraient les populations de bactéries en contrôlant les espèces dominantes de bactéries permettant ainsi aux espèces moins performantes de continuer à vivre.
Dans Science&vie de décembre 2019, on peut lire ceci :
« Il y aurait à tout moment 1031 particules virales présentes sur notre planète, soit une biomasse de 200 millions de tonnes. Les virus sont présents partout sur Terre, des océans aux tubes digestifs des animaux, où ils sont jusqu’à 100 fois plus nombreux que les cellules. »
Des virus géants ont été découverts. Ils sont si gros qu’on a longtemps pensé qu’il s’agissait de bactéries. Ce n’est qu’en 2003 qu’on les a vraiment identifiés.
Des études ont montré que les virus géants proviennent de virus plus petits qui ont co-existé avec les ancêtres des eucaryotes modernes.
Dans le même numéro de Science&vie de décembre 2019, on peut aussi lire ceci à propos des virus :
« C’est d’abord l’ampleur du royaume qui a sidéré : la biomasse de tous les virus présents sur Terre serait équivalente à 75 millions de baleines bleues . Et la plupart sont encore inconnus : la toute récente analyse des échantillons recueillis lors de l’expédition Tara Oceans a permis de multiplier par 12 le nombre de virus marins recensés! Imaginez : à chaque seconde, un nombre incommensurable d’infections se produisent sur notre planète, et ce, depuis fort longtemps. Autant d’opportunités d’échanger des gènes ».
Au lieu d’infections, mettez participations virales.
Toujours dans le même numéro de Science&Vie, les propos suivants de Patrick Forterre, microbiologiste à l’Institut Pasteur :
« Tous les organismes cellulaires étant infectés par des virus, on peut dire que ceux-ci sont présents à tous les niveaux de l’arbre du vivant, du tronc jusqu’à ses plus fines ramifications. Les lignées virales s’enroulent comme des lianes autour des différentes branches de l’arbre ». Il est plus juste de dire « constitués » au lieu de « infectés ».
On peut lire aussi ce que l’on doit aux virus :
« La fusion des gamètes: chez les plantes et les insectes, la fusion du spermatozoïde et de l’ovule fait intervenir une protéine d’origine virale. Son équivalent reste encore à identifier chez l’être humain et les autres vertébrés. »
« La mémoire à long terme : la protéine Arc, indispensable à la mémoire à long terme, est d’origine virale. Elle forme des structures qui ressemblent à des virus et contiennent son propre ARN, qu’elle transfère d’un neurone à l’autre. Un rôle qui reste à préciser.«
« Les enzymes de base : les ancêtres des virus géants auraient fourni aux ancêtres des eucaryotes modernes une, voire deux ARN polymérases, supplémentaires, les dotant au final de trois enzymes, qui fabriquent différentes sortes d’ARN. »
« Le noyau cellulaire : les virus, surtout les géants, forment, dans les cellules qu’ils infectent (je dirai dans les cellules où ils résident), des structures ressemblant à des noyaux. Ces usines virales, qui leurs permettent de répliquer leur génome, ont pu donner naissance au noyau cellulaire. »
« Des chercheurs américains ont découvert qu’un gros virus de bactérie était capable de fabriquer une sorte de noyau viral dans la cellule qu’il infecte ( où il réside), pour répliquer son propre génome. Il transforme donc, temporairement au moins, une bactérie en « cellule virale » à noyau. »
« Le placenta : le placenta utilise des protéines d’origine virale, pour le tissu situé entre le fœtus et la mère, mais aussi pour réguler l’hormone dont dépend la durée de grossesse. Une protéine placentaire virale mystérieuse circule aussi dans le sang maternel. »
Article Sciences et Avenir La Recherche N°910 décembre 2022.
« L’ADN humain regorge de virus anciens. »
« Les virus sont omniprésents dans notre ADN révèle une étude . En effet, des gènes de rétrovirus humains s’étant peu à peu intégrés dans le génome de nos aïeux lors d’infections passées ont été retrouvés dans chacun des 13 000 échantillons génétiques provenant de l’autopsie de 948 personnes. Bien qu’ils ne soient plus infectieux, certains de ces gènes sont encore intacts . (Source : Aidan Burn, université TUFTS, BOSTON, ETATS-UNIS) »
Quand les premiers virus sont-ils apparus sur terre ? SV N°1237.
« Première théorie : les virus descendraient, comme tous les organismes actuels, du premier ancêtre commun Luca (Last universal common ancestor) qui est apparu il ya 3,5 milliards d’années. Les virus seraient donc plus jeunes.
Deuxième théorie : des scientifiques ont montré que des lignées de virus ont une origine qui remonte au moins jusqu’à Luca, voire plus. La forme primitive des virus serait le réplicon, un matériel capable de se répliquer. Ce réplicon pourrait alors être apparu avant même les cellules il y a 4millirds d’années. »
Nous avons vu que LUCA n’est pas le premier ancêtre commun comme on le pensait ce qui invalide la première théorie.
Conclusion: Quel modèle d’évolution se dessine à partir de toutes ces données?
Au début étaient les atomes. Ces atomes se sont associés pour donner les premières molécules. Les premières molécules organiques comme les acides aminés, les lipides apparaissent dans des sources d’eau chaude.
Les premières formes cellulaires apparaissent. Ce sont les protocellules. Ce sont des cellules très rudimentaires, mais l’apparition d’une molécule appelée acide ribonucléique ou ARN va avoir une importance décisive pour l’évolution. La protocellule peut coder ses informations, les répliquer et les échanger avec d’autres protocellules.
Le monde ARN est peuplé de nombreuses entités : les viroïdes et les obélisks, les ribozyvirus constitués d’un ARN simple brin circulaire, les prophages et les phages à ARN, les virus à ARN. Ce sont eux qui vont permettre la transformation des protocellules ou progénotes en cellules bactériennes et archéennes. Tous ces organismes s’échangent des molécules, du code génétique ce qui donne une immense diversité d’entités sans lignée bien définies.
Par association de virus vont apparaitre les virus géants puis la cellule bactérienne. La cellule bactérienne, grâce à l’action de virus qui sont à l’origine du noyau et de l’ADN, va se transformer en cellule eucaryote
Nous savons que seulement 2% de notre ADN est de l’ADN qui code pour les protéines.
Les fonctions connues de l’ADN non codant
Régulation des gènes
Une grande partie de l’ADN non codant agit comme un système de contrôle :
promoteurs,
enhancers (activateurs),
silencers (répresseurs),
isolateurs.
Ces séquences déterminent :
quand un gène s’exprime,
dans quel tissu,
à quelle intensité.
On considère aujourd’hui que la complexité d’un organisme dépend souvent davantage de sa régulation génétique que du nombre de ses gènes.
ARN non codants
De nombreuses régions non codantes produisent des ARN fonctionnels :
ARNr (ribosomiques),
ARNt (transfert),
microARN,
siARN,
longs ARN non codants (lncRNA).
Ces ARN jouent des rôles majeurs dans la régulation cellulaire.
Structure des chromosomes
L’ADN non codant participe à la stabilité du génome :
télomères aux extrémités des chromosomes,
centromères impliqués dans la division cellulaire,
organisation tridimensionnelle du noyau.
Évolution
Certaines séquences servent de « matière première » à l’évolution.
Des mutations dans l’ADN non codant peuvent :
modifier l’expression d’un gène,
conduire à l’apparition de nouvelles fonctions,
être recrutées ultérieurement pour de nouveaux rôles biologiques.
Les éléments mobiles
Une fraction importante du génome humain est constituée d’éléments transposables.
Parmi eux :
les LINE,
les SINE (dont les éléments Alu),
les rétrotransposons.
Ces séquences sont parfois qualifiées de « gènes voyageurs », un sujet qui rejoint les travaux de Eric Bapteste que vous évoquiez récemment.
Environ 45 % du génome humain dérive de tels éléments mobiles.
Certains sont inactifs, d’autres conservent encore une activité limitée.
Le code génétique de la cellule eucaryote contient le code génétique des protocellules, des virus, des bactéries, des archées. Ce qui veut dire que notre code génétique peut, à tout instant, nous permettre de générer des virus, des bactéries et des archées pour constituer, par exemple, notre microbiote intestinal, comme il peut générer des cellules cardiaques, des neurones. Autrement dit, les virus, les bactéries et les archées sont des constituants de notre corps au même titre que les autres cellules. Ce qui veut dire que le dogme pasteurien des agents pathogènes extérieurs ne repose sur rien de concret comme l’avait découvert Antoine Béchamp. Ce qui veut dire enfin que virus et bactéries ne sont en rien responsables des maladies dites infectieuses. Nous verrons que ces maladies dites infectieuses s’expliquent très bien sans virus ou bactéries.
Pour ceux qui ne le connaissent pas, Antoine Béchamp (1816 – 1908) est un médecin, chimiste et pharmacien français auteur de la théorie des microzymas qui rejoint tout à fait ce que j’ai développé ci-dessus sur l’évolution. Ce que Antoine Béchamp appelle microzymas correspond tout à fait aux entités à ARN J e consacrerai un article entier à ce savant oublié, éclipsé à tort par Louis Pasteur qui lui était contemporain (1822 – 1895) . Pasteur a tout fait pour que la théorie de Béchamp ne soit pas reconnue et que sa théorie des germes pathogènes soit la seule officialisée.
La science médicale en accréditant la théorie de Pasteur au détriment de celle de Béchamp s’est lourdement trompée et nous en payons très cher les conséquences.
« Une bactérie ne possède qu’un nombre minime d’instructions génétiques, réduites à l’essentiel pour se répliquer et se maintenir. Toute capacité supplémentaire qui permettrait à une lignée bactérienne de survivre dans des conditions particulières lui est conférée par des particules génétiques visiteuses appelées réplicons. Ces petits réplicons se propagent de cellule en cellule. Parfois ils s’intègrent dans l’ADN principal de la bactérie, parfois il exerce seulement une influence sur la bactérie. »
« Les biologistes connaissent de nombreuses formes et de nombreux déguisements des petits réplicons, notamment les plasmides, épisomes, prophages, phages et virus. Ces réplicons apportent avec eux un assortiment d’outils : des gènes qui leur permettent de se répliquer et de se transférer dans d’autres cellules, ou qui permettent à la cellule hôte d’exprimer l’information qu’ils portent. Par exemple, un prophage à l’intérieur d’une bactérie peut se répliquer plusieurs fois, et pour devenir un virus il peut envelopper chacune de ses copies dans une coquille protéinique qui servira ultérieurement pour attacher la copie à une autre bactérie. »
« Dans le processus appelé transduction, un fragment de l’ADN d’une bactérie, ou n’importe quel petit réplicon présent, est absorbé dans l’enveloppe protéinique et peut voyager vers une autre bactérie. Au cours d’un autre processus, la conjugaison, le déplacement de l’ADN provoque la formation d’un tuyau minuscule, ou pilus, entre les deux cellules. Le donneur transfère ainsi au receveur une copie de son ADN à travers le tuyau.«
« Transduction et conjugaison sont les deux principales méthodes dont dispose le monde bactérien pour communiquer une immunité contre un médicament par exemple. La vitesse à laquelle une résistance héréditaire à une substance se propage à travers les communautés bactériennes démontre assez la puissance et l’efficacité de leurs réseaux de communications. Ainsi le gène , issu probablement d’une bactérie du sol, qui contrôle la synthèse d’une enzyme capable de digérer la pénicilline a, par l’intermédiaire d’échanges avec des phages, atteint les staphylocoques des hôpitaux. »
5 – Que nous dit l’histoire de l’évolution sur les microbes.
Eric Bapteste extrait de son livre « Tous entrelacés »
« Incontestablement, les êtres vivants sont le résultat d’une longue histoire, mélange de stases et de transformations. Mais cette histoire n’est pas seulement celle d’une divergence et d’un remplacement perpétuel des formes de vies antérieures par des successeurs plus heureux. Elle se caractérise surtout par des causes multiples, des relations entre de nombreux acteurs, de séries de courte-échelles évolutives entre lignées. En un mot, c’est une histoire de collectifs, c’est une histoire d’interactions. »
Les communautés sont un élément incontournable, récurrent dans le fonctionnement et dans l’évolution du vivant, et ce depuis des milliers d’années. Ces communautés se font et se défont en fonction des conditions de vie.
Les premières communautés sont celles des atomes : ce sont les molécules. . Par exemple, deux atomes d’hydrogène associés à un atome d’oxygène donnent naissance à une molécule d’eau, entièrement différente des atomes qui la composent. Mais en présence de chaleur la molécule d’eau se défait, on retrouve l’oxygène et l’hydrogène à l’état libre..
De l’association des molécules émergent les premières formes cellulaires.
La première cellule est très rudimentaire, une sorte de petit sac contenant le minimum nécessaire pour survivre. Ces cellules isolées n’ont aucune chance de survivre, donc elles vivent en communautés.
Pour ces cellules l’apparition de l’ARN est cruciale. L’ ARN permet de coder des informations. De plus l’ARN est auto-répliquant. Elles peuvent faire des copies de cet ARN et le transmettre à toutes les autres cellules. C’est ainsi que notres cellules ont pris la forme bactérienne.
La cellule bactérienne contient tous les ARN existants. Elle peut les activer, les désactiver, en faire des copies. Elle peut les fusionner pour créer de nouveaux brins d’ARN qu’elles transmettent aux autres cellules bactériennes. Le polymorphisme est la règle. En fonction de l’environnement, de la nourriture disponible, elles activent certains gènes et en désactivent d’autres.
La cellule contient donc maintenant en plus des ARN primitifs , l’ARN des formes bactériennes.
La cellule bactérienne se complexifie et prend la forme archéenne.
La cellule continue son évolution. L’ARN d’une bactérie va permettre à notre cellule de fabriquer ses centrales énergétiques, les mitochondries. Cet apport d’énergie va permettre à la cellule de passer un nouveau stade. Elle protège tout son code génétique sous forme d’ADN dans un noyau. Elle est alors appelée cellule eucaryote par les scientifiques.
Sous ces différents noms, nous parlons en fait toujours de la même cellule qui dispose de tout le code génétique lui permettant de prendre différentes formes suivant les circonstances.
Des communautés de cellules se forment. Certaines cellules sont sous la forme de bactéries, d’autres sous la forme d’archées, d’autres sous la forme de cellules eucaryotes. C’est alors l’émergence d’organismes de complexité croissante, allant des végétaux les plus simples jusqu’aux êtres humains.
Les microbes ne sont pas seulement à la base de la vie, ils sont essentiels à tous les êtres vivants sur notre planète.
Toutes les formes de vie, y compris l’homme, sont des organisations cellulaires, en constante évolution.
La cellule sous toute ses formes constitue le fondement de tous les êtres vivants sur Terre Elle a su s’adapter, survivre à toutes les extinctions, et renaître sous de nouvelles formes, avec de nouvelles organisations . Si l’humanité venait à disparaître — ce qui, compte tenu de notre tendance à l’autodestruction, n’est pas impossible — les cellules sont prêtes à inventer d’autres formes pour nous remplacer.
Les cellules ont tout inventé : la photosynthèse, la respiration, la production d’énergie via les mitochondries, et même le sexe ainsi que la reproduction.
Vous connaissez la phrase « ce qui est vrai pour la bactérie est vrai pour l’éléphant ». Cela s’applique au niveau moléculaire et cellulaire. Cependant, ce qui importe à l’éléphant se situe à un niveau d’organisation supérieur, inconnu de la bactérie. Pourtant, sans les bactéries, ce niveau supérieur ne pourrait exister, car elles constituent les fondations permettant l’émergence de nouvelles formes d’organisation, générant ainsi la diversité des espèces qui peuplent la Terre. Tout être vivant, à sa mort, retourne à l’état microbien.
Les microbes sont la source de toute vie.
Lorsque vous prenez un antibiotique, vous détruisez la vie, vous éliminez une partie de vous-même. Le terme « antibiotique » signifie littéralement « contre la vie ». L’usage excessif et inconsidéré d’antiseptiques, de désinfectants, de détergents et d’antibiotiques, tous toxiques et polluants, constitue une véritable aberration. Les bactéries développent une résistance aux antibiotiques pour assurer leur survie individuelle ainsi que celle de la communauté dont elles font partie, cette communauté pouvant être un être humain.
J’ai observé qu’à l’époque où il m’arrivait de prendre des antibiotiques, j’étais victime de diarrhée. Or, la diarrhée est pour le corps un moyen très efficace et rapide d’éliminer les toxines et les substances toxiques que nous avons ingérées. L’efficacité des antibiotiques n’est pas due à la destruction de bactéries; elle est due au fait qu’elle provoque par la diarrhée un nettoyage du microbiote intestinal. Les toxines étant éliminées, le microbiote peut se regénérer.
Un minimum d’hygiène est nécessaire, mais ça ne doit pas devenir une obsession, une phobie des microbes. Tous les produits qui éliminent 99,9% des bactéries me font horreur car ils sont des destructeurs de vie.
Etant donné le rôle essentiel des microbes dans la constitution des organismes vivants, il me semble que la pensée qui consiste à les accuser d’êtres responsables de maladies dites infectieuses est totalement inappropriée. Notre corps est constitué de cellules sous différentes formes : bactérienne, archéenne, cardiaques, rénales ou encore neurones.. Deux possibilités apparaissent :
1 – Nos cellules ont besoin d’un environnement favorable pour vivre. Notre mode de vie moderne modifie cet environnement et entraine un dysfonctionnement des cellules qui provoque les maladies.
2 –Nos cellules tentent de réparer ce que nous avons abîmé par notre mode de vie délétère, ce qui peut provoquer des symptômes gênants. La maladie est une tentative pour améliorer le milieu cellulaire ou pour adapter les cellules à cet environnement. Les virus et les bactéries ne sont pas responsables des maladies infectieuses. Toutes les maladies, y compris les maladies infectieuses, ont les mêmes causes.
Dans son livre « Microcosmos »,Lynn Margulis nous dit que la vie sur Terre est avant tout une affaire de bactéries, de virus et de micro-organismes. Voici quelques extraits signifiants :
Nous sommes convaincus d’être la forme de vie la plus avancée de la planète Terre. Nous étudions la vie sut Terre comme un prologue à l’être humain. Nous pensons que des formes de vie « inférieures » dépourvues d’intelligence nous ont précédées. Il est absurde de considérer les humains comme spéciaux, à part, suprêmes. Le microscope a progressivement dévoilé l’étendue du microcosme. Il apparaît que les microbes, appelés micro-organismes, germes, insectes, protozoaires ou bactéries, sont non seulement les éléments constitutifs de la vie, mais habitent et sont indispensables à toute structure vivante actuellement connue sur Terre. De la paramécie à la race humaine, toutes les formes de vie sont des agrégats méticuleusement organisés et élaborés de formes de vie microbiennes en évolution. Loin d’être restés en bas de l’échelle évolutionnaire, les micro-organismes nous entourent et nous composent : l’être humain est le résultat de leur évolution.
Les organismes les plus simples et les plus anciens sont les ancêtres et le substrat actuel de l’ensemble des êtres vivants. Je l’ai déjà dit, mais au cas où l’organisme dit le « plus évolué », l’être humain, aurait la bêtise de s’autodétruire, les cellules survivront et continueront leur évolution.
La vision de l’évolution comme une permanente compétition entre individus et espèces, émanant de la déformation de la notion darwinienne de « survie du plus apte », apparaît comme totalement absurde et doit laisser place à une vision nouvelle de coopération, d’interaction et de dépendance entre les formes de vie. La vie n’a pas conquis la planète par la force, elle y a tissé son réseau. La cellule, qui est la base de la vie, peut apparaître sous différentes formes et ainsi former des communautés de cellules différentes. La communauté la plus aboutie est actuellement l’être humain..
Nous minimisons le microcosme parce que nous ne le voyons pas . Pourtant, des trois milliards et demi d’années où la vie a existé sur Terre, l’histoire entière de l’humanité ne représente pas 1%. De plus, ce petit 1% n’aurait pas pu exister sans les microbes.
Pendant les deux premiers milliards d’années, la Terre était habitée uniquement par des cellules sous la forme bactérienne qui ont continuellement transformé la surface et l’atmosphère de la planète. Elles ont inventé tous les systèmes chimiques essentiels à la vie. Cette forme ancienne de technologie a permis le développement de la fermentation, de la photosynthèse, de la respiration oxygénée et de la fixation de l’azote présent dans l’air. Grâce à l’ADN, la cellule peut se reproduire, contourner la mort et préserver son identité au fil des générations.
Depuis une cinquantaine d’années, les bactériologistes ont mis en évidence chez les procaryotes des transferts rapides et routiniers de matériaux génétiques d’un individu à l’autre , et d’une espèce à l’autre.
Ces transferts se font également à l’intérieur de notre corps.
Chaque cellule bactérienne dispose à tout moment de gènes accessoires, provenant de lignées parfois très éloignées, qui remplissent des fonctions que son propre ADN ne peut pas réaliser. Certains de ces matériaux génétiques, comme les virus, se recombinent aux gènes de la cellule native, d’autres sont à nouveau transmis. Dans certains cas, ils peuvent s’introduire rapidement dans l’appareil génétique de cellules eucaryotes.
Toutes les cellules bactériennes du monde ont accès à un capital génétique unique, et à travers celui-ci, elles peuvent bénéficier des mécanismes d’adaptation de tout le règne bactérien. C’est par ce moyen que l’évolution s’est réalisée et non pas par des mutations dues au hasard.
En s’adaptant constamment et rapidement aux conditions de l’environnement, les organismes du microcosme soutiennent l’ensemble des êtres vivants par leur réseau mondial d’échanges qui, en fin de compte soutient tout être vivant sur Terre.
Le super-organisme mondial que forme les bactéries par leur communication et leur coopération a ainsi rendu la planète fertile et habitable pour des formes de vie plus grandes.
Nous les êtres humains, organismes du macrocosme, continuons d’interagir avec le microcosme et de dépendre de lui, comme nous dépendons les uns des autres.
Un agrégat de cellules spécialisées peut devenir un organe comme par exemple le microbiote intestinal. L’évolution continue en nous.
Il n’est pas absurde de postuler que la conscience même qui nous permet d’explorer les accomplissements de nos cellules naquit peut-être de la concertation de millions de cellules, alors à l’état bactérien, qui mirent leur faculté en commun et évoluèrent pour devenir le cerveau humain.
Nous devons avoir confiance en notre corps et en les consciences collaboratives qui le composent. Plaçons notre foi dans les processus naturels de guérison du corps.
Chaque cellule, sous quelque forme qu’elle soit, dispose d’une certaine forme de conscience et participe à notre propre conscience.
Notre ADN dérive, à travers une séquence ininterrompue, des mêmes molécules que les plus anciennes cellules qui se formèrent sur les bords des premiers océans, chauds et peu profonds. Nos corps, comme ceux de toute vie, préservent l’environnement de la Terre primitive.
Les êtres humains sont des recombinaisons de puissantes communautés de cellules bactériennes et virales qui ont une histoire vieille de plusieurs milliards d’années. Nous faisons partie d’un réseau qui remonte à la prise de possession de la Terre par les cellules bactériennes et les virus.
Nous savons que les cellules bactériennes sont les championnes de l’adaptation. Comme elles constituent nos cellules dites humaines, elles leur permettent de s’adapter en permanence.
Quand on regarde les choses d’un peu plus près, on constate qu’aucun organisme animal n’existe sur cette Terre sans microbes ni virus. Nous sommes humains, mais cette humanité repose sur un socle viral et bactérien qui assure tout le fonctionnement de notre corps et son adaptation à de nouveaux environnements.
Les microbes sont une étape essentielle dans le développement des animaux, y compris des humains, en influençant leur résistance aux conditions environnementales, leur homéostasie, certains comportements individuels et sociaux, ainsi que leur reproduction. Les scientifiques évoquent un consortium de cellules animales et microbiennes. Le système immunitaire ne se conçoit plus comme une défense contre les micro-organismes pathogènes, mais plutôt comme un régulateur des différentes formes cellulaires qui constituent notre corps, assurant leur équilibre optimal pour leur fonctionnement et notre santé.
« Les animaux sont à la fois animaux et microbiens et présentent un grand nombre de caractéristiques morphologiques, physiologiques, comportementales, développementales, écologiques et évolutives générées par les communautés microbiennes et mises à la disposition de l’animal.
Eric Bapteste : « On pourrait penser qu’il est peu de systèmes biologiques plus intimes, plus singuliers que le système immunitaire de chaque individu, ni de plus importants puisque, suppose t-on de longue date, il permet de combattre les odieux microbes qui nous assaillent. Curieusement, les études sur l’holobionte sont en train de renouveler en profondeur ces deux conceptions pleines d’apparent bon sens. D’une part, le système immunitaire est coconstruit par les microbes ; il n’est donc pas le seul fait d’un organisme animal. D’autre part, sa fonction principale ne serait pas de tenir à l’écart nos ennemis minuscules, mais d’accueillir au mieux nos microscopiques partenaires intérieurs. »
« L’immunité devient ainsi un double problème : une question de défense collective macrobe microbes et une question d’identité, de maintien d’une équipe qui gagne. L’importance de contrôler les interactions bénéfiques plutôt que de se défendre, serait donc centrale dans l’évolution du système immunitaire inné. »
Des recherches ont montré que les cellules bactériennes font partie intégrante du système immunitaire des animaux. Les cellules bactériennes résidentes sont impliquées dans la maturation des lymphocytes T, la production des immunoglobulines A, la sécrétion de mucus protecteur.
« Il semblerait même que les microbes échangent des informations avec le cerveau de leurs hôtes. »
La science nous dit que même le fonctionnement du cerveau semble dépendre en partie de la présence de micro-organismes situés ailleurs dans le corps de leur hôte. Les microbes intestinaux produisent près de 30% des molécules qui se retrouvent dans la circulation sanguine des mammifères, laquelle irrigue tous les organes. Parmi ces molécules figurent de nombreux neurotransmetteurs. Les bactéries du microbiote intestinal sont des cellules à part entière de notre organisme et participent à son fonctionnement comme les autres cellules.
La composition des communautés de cellules microbiennes change également en réaction aux modifications alimentaires de l’hôte, aux changements de température, à la présence de toxines ou d’antibiotiques dans leur milieu de vie.
Le collectif cellulaire qu’est notre corps peut s’adapter à son environnement en recrutant des microbes et des gènes dans l’environnement. Ces traits acquis sont ensuite transmis aux générations successives.
« On soutient généralement que les virus pour fonctionner et se reproduire dépendent de leurs hôtes. Mais l’inverse après tout, est également vrai !
En permanence les microbes nous visitent, nous colonisent et nous construisent.
L’évolution : une histoire de collectifs !
L’évolution apparaît comme un magnifique réseau de complicités et d’interactions entre individus d’une même espèce, mais aussi entre les individus d’espèces différentes.
Tout est pluriel. L’histoire de l’être humain et de beaucoup d’êtres vivants dépend de nombreux collectifs. Ce sont des groupes moléculaires, viraux, bactériens, cellulaires, végétaux, animaux qui, s’appuyant les uns sur les autres, sont responsables de l’histoire évolutive.
La collectivité, l’entraide, l’échange, le partage d’informations sont incontournables et indispensables dans le fonctionnement et dans l’évolution du vivant. Je le répète, nous sommes très loin de la vision réductrice du Darwinisme qui voit l’évolution comme une lutte pour faire sa place au détriment des plus faibles.
L’histoire évolutive commence par l’infiniment petit. Dès le départ, les collectifs apparaissent indispensables. La biologie moléculaire nous dit que les protéines naissent depuis des gènes. Cependant, les gènes sont entretenus, recréés et répliqués par des protéines. Pas de protéines sans gènes et pas de gènes sans protéines. Tout est intriqué.
La vie dépend fondamentalement de l’organisation des atomes, des molécules et des gènes et de leurs associations en collectifs. Les molécules de différents types interagissent entre elles. Elles créent des dépendances, des interdépendances, des associations, des réseaux. L’évolution n’a plus rien à voir avec l’idée de compétition qui veut que seul le plus fort gagne et que les faibles disparaissent. Le faible peut faire partie d’un réseau d’entraide et ainsi continuer d’exister.
Les cellules dérivent toujours d’autres cellules ce qui signifie qu’elles sont toutes apparentées : du virus au supervirus, à la bactérie, à la cellule eucaryote, à la cellule végétale, à la cellule animale.
Les cellules fonctionnent et se transforment en entrelaçant, voire en emboîtant des partenaires pas forcément apparentées.
Les collectifs sont partout dans l’histoire de l’évolution. Un collectif prolonge ce qu’un autre a initié.
La cellule se sert de l’énergie que les mitochondries extraient de l’oxygène, et les mitochondries utilisent les acides organiques que la cellule rejette comme déchets.
A noter que au lieu de les considérer comme des déchets, on peut y voir une coopération l’un produisant ce dont l’autre a besoin. Quand ce processus s’arrête nous mourons.
Les grands organismes eucaryotes sont issus de procaryotes plus petits. Ils ont remporté une victoire ensemble, par la coopération, dans l’art de vivre en commun.
Les êtres plus complexes comme les champignons, les végétaux et les animaux, sont formés de collectifs cellulaires, ce qui élargit leur conscience.
L’évolution est une suite d’associations.
Les protocellules, ces petites structures à la limite du vivant, se sont associées, ont échangé des morceaux de code génétique pour s’améliorer et devenir une forme cellulaire plus complexe : la cellule bactérienne.
Les cellules bactériennes se sont multipliées, ont collaboré, se sont différenciées en espèces innombrables, en s’échangeant des gènes par des virus qu’elles ont générés. Elles ont tout inventé et ont pu ainsi coloniser toute la planète. Les cellules bactériennes et leurs virus, même de nos jours, constituent la forme de vie dominante et contrairement à ce que l’on pense généralement, c’est largement à notre avantage.
Un système d’organisation décisif apparaît : la cellule eucaryote = qui possède un noyau renfermant le code génétique, contrairement aux bactéries qui sont des cellules procaryotes = sans noyau. D’où vient la cellule eucaryote ? Elle n’est pas apparue comme ça par magie. Ce sont des cellules bactériennes créatives, innovantes qui ont mis au point un nouveau système d’organisation : elles ont mis leur code génétique à l’abri dans une structure que nous appelons noyau. Les mitochondries, les centrales énergétiques de nos cellules, sont des bactéries. Les cellules eucaryotes vont à leur tour coopérer, s’assembler, se différencier, s’échanger du code génétique. Les cellules eucaryotes vont donner les cellules végétales et les cellules animales.
Science&vie N°1240 Janvier 2021 ;
«La grande majorité des familles de virus restent à décrire et à classer. Un défi encore compliqué par leur évolution rapide qui conduit à l’émergence de lignées nouvelles, et par la rareté relative de leur matériel génétique dans les échantillons prélevés », notait en mai dernier Ilya Plyusnin, de l’Institut de biotechnologie d’Helsinki. Les virus sont aujourd’hui l’une des principales boites noires du microbiote. Or, chaque bactérie en porte en moyenne dix espèces différentes ! Tout indique en fait que les virus sont au cœur de la machine microbienne.«
Bien sûr qu’ils sont au coeur de la cellule microbienne puisque c’est le moyen d’échanger de l’information entre cellules bactériennes.
Le corps humain est une association de cellules à différents stades d’évolution, maintenues en équilibre par le système immunitaire et le cerveau. Cette association s’adapte en permanence à son environnement : les cellules génèrent des micros ARN qu’on appelle virus, pour échanger de l’information entre cellules, entre organismes ou entre espèces.
Partant de l’idée de germes pathogènes et voyant l’évolution comme une guerre sans merci, on considère l’évolution comme une guerre entre micro-organismes, les uns infectant les autres. On imagine des scénarios invraisemblables alors qu’il est si simple de voir l’évolution comme ce qu’elle est : lle cheminement de la cellule en différents systèmes d’organisation ., de la cellule primitive à la communauté cellulaire la plus complexex, l’être humain.
Conclusion.
Ces milliards d’êtres vivants, les cellules sous différentes formes, qui composent notre corps, coopèrent, s’entraident, vivent en harmonie, s’autoréparent et s’autorégulent pour nous permettre de respirer, de marcher, de penser, d’imaginer, de réaliser, d’aimer. Ce collectif cellulaire assure, chaque jour, notre survie, sans rien nous demander ou presque : il nous demande de lui assurer un environnement favorable à leur existence, à leur fonctionnement.
La cause de toutes les maladies, y compris les maladies dites infectieuses, est un environnement défavorable à la vie des cellules entraînant leur dysfonctionnement et celui des organes. Les maladies ne surviennent pas par hasard.
Pour rester en bonne santé, nous devons veiller à donner aux êtres vivants qui nous composent, un milieu favorable à leur existence : alimentation saine, exercice physique, sommeil de qualité, environnement sain, bonne gestion du stress, relations sociales, spiritualité, croyances bienfaisantes.
Attribuer les maladies infectieuses à des germes pathogènes venus de l’extérieur est une erreur. Oui des microbes pénètrent dans notre corps en permanence et, pourtant, nous ne sommes pas malades en permanence. Le rôle des microbes n’est pas de nous rendre malades. Les microbes pathogènes n’existent pas. Certains s’adaptent à notre milieu corporel et apportent leur contribution au fonctionnement de notre corps. D’autres ne font que passer.
Les maladies sont des tentatives d’adaptation des celluleses à l’environnement que nous leur créons. Cette adaptation peut provoquer des symptômes. La diarrhée est un moyen efficace, simple et rapide d’éliminer une substance toxique que nous avons consommée.
Les cellules microbiennes sont partout. Exemples :
-Sous chacune de nos aisselles se trouvent 16 millions de cellules à l’état bactérien.
-Lors d’une poignée de main, 34 millions de cellules microbiennes sont échangés.
-Dans un gramme de terre fertile il y a plus de 100 millions de cellules bactériennes et ce sont elles qui rendent la terre fertile.
-Nous sommes en permanence en contact avec des milliards de microbes, à l’intérieur de nous et à l’extérieur, par l’air, l’eau, l’alimentation… Nous n’en sommes pas pour autant malades.
-Des chercheurs ont absorbé des germes du choléra sans contracter la maladie.
-Le lien est bien établi entre l’ulcère à l’estomac et une bactérie, helibacter pilori. Mais, on ne comprend toujours pas pourquoi seule une petite partie des personnes infectées par cette bactérie va effectivement avoir un ulcère.
Le bacille de la tuberculose peut ou non entraîner une tuberculose chez les individus porteurs du bacille.
Toutes ces apparentes contradictions s’expliquent si l’on admet qu’il n’existe pas de microbes pathogènes et que l’on considère que les microbes nous sont utiles et indispensables.
Ces deux exemples, ulcère et tuberculose, montrent que les microbes ne sont pas la cause des maladies.
Je conclues par cette citation qui résume tout:
Francis Cance, psychologue :
» Les virus et les bactéries sont des co-existant et des cohabitants du système de la vie, depuis le début de la phylogenèse ( histoire évolutive des espèces). Je ne crois pas que la vie, qui a fait ses preuves depuis des milliers d’années, soit assez stupide pour se créer des ennemis dans le but de s’autodétruire. »
L’huile essentielle de giroflier est bien connue comme anesthésiant dentaire, mais elle a de nombreuses autres propriétés.
Nom latin : Eugenia caryophyllata
Parties utilisées : bouton floral appelé clou
Famille : Myrtacées Provenance : Madagascar.
Odeur : épicée, puissante, fait penser au dentiste..
Principales propriétés :
Antibactérien, antiviral, antifongique et antiparasitaire
Anesthésiant dentaire
Tonifiante aussi bien au niveau intellectuel que physique
Répulsive contre les insectes, en particulier les moustiques
Utilisations possibles :
Applications sur la peau : OUI ++ On l’utilise de préférence diluée.
Utilisation par voie orale : OUI +++
Utilisation en Diffusion : NON
Principales indications
-Tous les abcès et douleurs dentaires
-Fatigue physique et intellectuelle
-Infections intestinales : diarrhée, turista
-Infections bactériennes et virales respiratoires.
-Asthénie sexuelle : frigidité, impuissance
Comment l’utiliser :
Pour tous les problèmes dentaires chez l’adulte,
Appliquez 1 goutte pure sur la zone douloureuse. Renouvelez plusieurs fois par jour si nécessaire.
Pour calmer les douleurs des poussées dentaires de bébé :
Mélanger 4 gouttes d’huile essentielle de giroflier, 3 gouttes de camomille romaine et 10 ml d’huile végétale de noisette. Massez les gencives de bébé avec 3 gouttes de ce mélange.
Contre la fatigue :
– Prendre par voie orale 2 gouttes 3 fois par jour dans du miel ou sur un sucre de canne
– Faire des massages le long de la colonne vertébrale avec le mélange constitué de 2 gouttes d’huile essentielle de giroflier dans 10 gouttes d’huile végétale de noisette.
En cas d’infection,
Prendre par voie orale, 2 gouttes d’huile essentielle de giroflier 3 fois par jour, dans du miel ou sur un sucre de canne.
Précautions d’emploi :
Elle est interdite pendant les 3 premiers mois de la grossesse et en cas d’allaitement.
Elle est également interdite chez les enfants de moins de 6 ans.
Ne jamais l’utiliser pure sur la peau.
Les conseils qui vous sont donnés sur ce site sont très faciles à mettre en œuvre. Ils sont fiables, sûrs et utilisés depuis des années, cependant ils ne sauraient en aucun cas remplacer un avis médical. Donc n’hésitez pas à consulter en cas de symptômes alarmants (fièvre élevée, forte douleur…).
De plus, si votre état ne s’améliore pas rapidement, soit vous n’avez pas posé le bon diagnostic, soit vous n’utilisez pas la bonne huile essentielle : vous devez consulter un médecin.
L’ évolution de la cellule suit plusieurs stades : entités ARN, protocellule, bactérie, archée, eucaryote. C’est toujours la même cellule sous différents aspects.
Nous allons détailler tout cela, mais sachez , dès à présent, que le but de ces articles sur l’évolution est de vous démontrer, scientifiquement, que les virus et les bactéries participent à l’élaboration de nos cellules. Ce ne sont pas des agents pathogènes. Nous verrons que les maladies dites infectieuses peuvent tout à fait s’expliquer sans la présence des virus ou des bactéries.
1 – Du Big Bang à l’apparition des protocellules.
Big Bang et tout commence!
« L’être humain pense régner en maître sur la planète Terre. Cela n’a pas toujours été le cas. D’autres espèces ont successivement occupé les lieux et marqué de leur empreinte l’histoire de la Terre. Avant nous , de nombreux mammifères peuplaient notre planète ; avant eux, ce furent les dinosaures ; et encore bien avant eux, le moindre recoin de la planète était occupé par les bactéries et les virus. Avant les bactéries et les virus, des molécules innombrables se partageaient l’espace et l’énergie. L’évolution est continue. L’être humain sera un jour possiblement remplacé. L’homme n’a qu’un seul prédateur, lui-même. Nous nous auto-détruisons ! Nous faisons preuve d’une imagination et d’une créativité débordantes pour inventer les moyens de nous détruire. »Extrait du livre d’Eric Bapteste. « Tous entrelacés » publié aux Editions Belin.
L’univers s’est étendu depuis le Big Bang initial, survenu il y a environ 15 milliards d’années. Quant à la Terre, elle s’est formée il y a environ 4,5 milliards d’années.
Une année.
Imaginons que les 4,5 milliards d’années de l’histoire de la Terre soient compressées en une seule année.
La Terre se serait formée le 1er janvier.
Il faut attendre le 26 février pour voir apparaître la vie, sous forme de premières cellules rudimentaires : les protocellules. Peu après, émergent les virus, les bactéries et les archées.
Le 3 avril marque une étape cruciale avec l’apparition de la photosynthèse, un mécanisme bactérien qui utilise la lumière du soleil pour assembler les éléments essentiels du vivant à partir d’eau et de dioxyde de carbone (CO2). Ce processus libère de l’oxygène, qui deviendra le comburant indispensable à la respiration, un autre mécanisme inventé par les bactéries permettant d’exploiter l’énergie solaire stockée dans les végétaux.
Le 24-25 septembre apparaissent les premiers organismes multicellulaires.
Le 23 novembre, les premiers végétaux apparaissent et commencent à se répandre sur la Terre.
Au début du mois de décembre, les premières forêts se forment. La vie animale peut alors se diversifier : le 6 décembre voient le jour les reptiles, le 14 décembre les premiers mammifères, et le 25 décembre les premiers primates.
Enfin, à la toute fin de la journée du 31 décembre, l’homme fait son apparition. Sur les 4,5 milliards d’années d’histoire de la Terre, celle de l’humanité représente une infime fraction du temps. Pourtant, son impact environnemental est considérable et souvent catastrophique. Comment en sommes-nous arrivés là ? Comment avons-nous pu causer autant de dégâts en si peu de temps ? Nous avons parfois pris de mauvaises décisions, emprunté de mauvaises voies. Une étude approfondie de l’évolution nous apportera des réponses.
Atomes et molécules.
Il y a dans notre univers une force universelle, une force attra ctive qui relie tous les éléments qui composent l’univers. Cette force attractive relie deux ou plusieurs éléments pour créer une entité nouvelle, mais à l’intérieur de l’entité chaque élément garde son identité.
Exemple; cette force attractive réunit deux atomes d’hydrogène et un atome d’oxygène et crée ainsi une molécule d’eau. A une certaine température, la force attractive n’agit plus : les atomes d’oxygène et d’hydrogène retrouvent leur liberté, signe que, à l’intérieur de la molécule, ils avaient gardé leur identité.
Cette force attractive je l’appelle l’AI ; Attraction Inconditionnelle.
L’AI est universelle. C’est la force qui agit aussi bien sur l’atome que sur une cellule ou sur une communauté de cellules comme un être humain. Tout au long de l’évolution, l’AI est incontournable pour comprendre ce qui se passe..
L’AI est la force qui relie et aussi celle qui libère tout en respectant l’intégrité de chacun des constituants.
L’AI commence par assembler les particules élémentaires ( électrons, protons, neutrons ) pour créer les atomes. L’AI agit ensuite sur les atomes pour former les molécules
LExtraits du livre » Microcosmos » de Lynn Margulis et Dorion Sagan publié aux Editions Wildproject.
« La souplesse du carbone est un des secrets de la vie sur Terre. Les atomes de carbone en agitation continuelle pendant l’Archéen, chaud et humide, se sont combinés facilement à l’hydrogène, l’oxygène, l’azote, le phosphore et le souffre pour créer une grande diversité de substances moléculaires. Ces six éléments constituent le dénominateur commun de toute la vie et représentent 99% du poids sec de tout être vivant. De plus, le pourcentage de chacun de ces éléments, la proportion d’acides aminés et de composants génétiques, et la distribution des longues molécules de protéines et d’ADN dans les cellules sont semblables dans toutes les formes de vie, depuis les bactéries jusqu’au corps humain. »
« La Terre primitive est le milieu qui convenait le mieux pour que le passage de la non-vie à la vie se fasse. Ce milieu a permis l’apparition de combinaisons moléculaires spécifiques à la vie à partir de réactions chimiques. Les substances chimiques ne se combinent pas au hasard, mais selon des modèles ordonnés. » Ces modèles ordonnés sont le résultat de l’action de l’AI qui permet ces assemblages ou chacun garde son intégrité et peut se libérer de l’assemblage.
Mais où commence véritablement la vie : dès les premiers atomes, à partir des premières molécules ou uniquement avec les premières cellules ? Les cellules proviennent de collectifs de molécules, elles-mêmes issues d’assemblages d’atomes. À quel moment la vie apparaît-elle réellement ? Il me semble que la vie émerge progressivement, au fil de l’évolution. Plus les formes se complexifient sous l’effet de l’AI, plus la vie devient manifeste. L’évolution débute avec des structures simples, les atomes, qui, en s’associant, donnent naissance à une grande diversité de formes plus complexes et vivantes, les molécules. Ce processus se poursuit jusqu’à l’apparition des êtres humains. Nous verrons que contrairement à une idée reçue, l’évolution n’est pas une lutte incessante pour la survie ou pour occuper une place au soleil, mais une succession de coopérations, d’associations et de partages dus à l’action de l’AI.
Apparition de la forme cellulaire.
Les molécules, toujours sous l’influence de l’AI, vont s’associer.
La première forme cellulaire va apparaître. Pour ses premiers pas, la cellule est très rudimentaire, composée d’une membrane contenant diverses molécules dont les protéines.
Une vingtaine d’acides aminés différents, reliés en chaînes de quelques dizaines à plusieurs centaines, constituent les protéines de toutes les formes de vie sur Terre. La séquence d’acides aminés détermine la forme de la molécule, puis la forme détermine la fonction. Le code qui traduit la séquence de nucléotides dans l’ADN en une séquence d’acides aminés dans une protéine est universel.
Les membranes représentent les premières frontières semi-perméables, séparant un « intérieur » d’un « extérieur », marquant ainsi la première distinction entre le soi et le non-soi, et l’émergence d’un rudiment de conscience.
La majorité des biologistes estiment que des lipides se sont associés à des protéines pour former des structures translucides, semblables à la vie, avant même l’apparition de la vie elle-même.
Ces premières associations moléculaires vont former les protocellules.
Les protocellules sont des structures considérées comme les précurseurs des premières cellules vivantes. Elles occupent une place centrale dans les recherches sur l’origine de la vie.
Qu’est-ce qu’une protocellule ?
Une protocellule est un assemblage de molécules capable de :
maintenir une frontière avec l’extérieur (une membrane rudimentaire),
concentrer certaines molécules à l’intérieur,
réaliser quelques réactions chimiques simples,
éventuellement se diviser de manière primitive.
Contrairement aux cellules actuelles, les protocellules ne possédaient ni ADN, ni machinerie complexe de synthèse des protéines, ni métabolisme élaboré.
À quoi ressemblaient-elles ?
Les modèles les plus étudiés sont des vésicules formées spontanément par des acides gras. Ces vésicules ressemblent à de minuscules bulles de quelques micromètres de diamètre, comparables à la taille de certaines bactéries.
Comment se forment-elles ?
Certaines molécules amphiphiles (possédant une partie attirée par l’eau et une partie qui la repousse) s’assemblent spontanément dans l’eau pour former des membranes.
Des expériences menées notamment par Jack Szostak ont montré que des vésicules d’acides gras peuvent :
croître en incorporant de nouveaux lipides,
encapsuler des molécules d’ARN,
parfois se diviser sous l’effet de contraintes mécaniques.
Lien avec le « monde à ARN »
Selon l’hypothèse du monde à ARN, avant l’apparition de l’ADN et des protéines, certaines molécules d’ARN assuraient à la fois :
le stockage de l’information génétique,
certaines fonctions catalytiques.
Les protocellules auraient pu servir de « contenants » pour ces ARN primitifs.
On imagine souvent la séquence suivante :
Molécules organiques simples.
ARN capables d’autoréplication partielle.
Protocellules encapsulant ces ARN pour former les entités comme les premiers virus à ARN.
« Pour être considérée vivante, une entité doit être autopoïétique, c’est à dire capable de se protéger contre les adversités du monde extérieur. Un organisme échange constamment ses parties, remplace ses constituants chimiques sans jamais perdre son identité. L’autopoïèse est le fondement de la vie : toutes les cellules réagissent à l’environnement extérieur de manière à préserver leur identité. Même les prédécesseurs des cellules ont une certaine forme d’autopoïèse, une capacité à préserver leur intégrité structurelle et biochimique face aux aléas environnementaux. »
La vie a choisit la cellule.
« Il y a 3,5 milliards d’années, la vie s’est organisée, grâce à l’action de l’AI, sous la forme de la cellule dotée d’une membrane , contenant diverses molécules comme les protéines. Une étape décisive sera l’apparition de l’ARN. On ne sait pas comment l’ARN est apparu, mais ce dont on est sûr, c’est qu’il rst apparu.
Les protocellules sont très simples. Individuellement, elles ont peu de capacités, mais ensemble, elles disposent de bien plus de moyens pour survivre .L’AI va agir en ce sens.
« Il ne fait guère de doute que la pellicule planétaire – nous y compris – est autopoïétique. La vie à la surface de la Terre semble se réguler face à une perturbation extérieure, et cela sans aucune considération pour les individus et les espèces qui la composent. Plus de 99 ,99% des espèces apparues sont aujourd’hui disparues. L’AI réunit et désunit : c’est ce que nous appelons la sélection naturelle. L’AI est une loi universelle qui pousse au rassemblement, à la coopération tout en préservant l’individualité. Si les conditions ne sont pas réunies l’AI ne peut plus exercer son action, l’assemblage se défait et chaque constituant retrouve sa liberté pour aller former une autre entité. Le corps humain est en homéostasie grâce à l’AI qui assure la cohésion entre toutes les cellules.. Nous pouvons aller contre l’AI mais nous en subirons les conséquences : dysfonctionnement, maladie, mort.
La pellicule planétaire , avec son armée de cellules, perdure depuis plus de 3milliards d’années. Son fondement passé, présent et futur, est l’ensemble , des milliards et des milliards de cellules en communication et en évolution. Le monde visible constitue une fraction tardive, hyperdéveloppée, du monde cellulaire..
« L’idée selon laquelle la nature sans nous serait démunie, est une illusion. Nos activités nous semblent importantes, mais elles ne sont pas grand chose face aux activités de la riche couche d’organismes interdépendants qui forment la surface de la planète. Nous pouvons polluer l’air, l’eau et la Terre, entraîner notre disparition, cela n’aura aucun effet sur la persistance du monde cellulaire. Après notre mort nous retournons à l’humus, nous redevenons cellules, molécules et atomes qui seront recyclés. Le monde cellulaire continue d’évoluer autour de nous et en nous et il continuera après nous. »
On a découvert des formes cellulaires bactériennes fossiles vielles de 3,4 milliards d’années ce qui veut dire que la transition de la matière inanimée à la vie a pris moins de temps que la transition de la cellule bactérienne aux grands organismes connus. La vie est une compagne de la Terre presque depuis le début. Le lien vital entre la Terre et les organismes qui l’habitent nous met dans l’impossibilité de définir précisément la différence entre la matière vivante et la matière non vivante.