
Comprendre les maladies pour les prévenir.
1 – Le fonctionnement du corps.
Pour comprendre ce qui va suivre, il vous faut avoir lu les 7articles consacrés à l’évolution. Si ce n’est pas fait allez ici.
L’étude de l’évolution nous montre que le corps humain est une immense communauté cellulaire. On y trouve des cellules au stade bactérien, archéen, viral, des champignons microscopiques et des cellules eucaryotes différenciées comme par exemple les cellules cardiaques, rénales, hépatiques.
Les travaux de Michael Levin, biologiste
Michael Levin est un biologiste du développement et de la biologie synthétique connu pour ses travaux sur la bioélectricité cellulaire, la morphogenèse et la régénération. Il cherche à comprendre comment des groupes de cellules « savent » construire un organisme organisé : tête, membres, symétrie, organes, etc.
Ses travaux reposent sur une idée centrale :
les cellules ne communiquent pas uniquement par les gènes et les molécules chimiques, mais aussi par des signaux électriques.
Son idée principale : la « bioélectricité »
Chaque cellule possède une différence de potentiel électrique à travers sa membrane (potentiel membranaire). Levin soutient que :
- ces gradients électriques servent de système d’information,
- les cellules échangent des signaux électriques via des jonctions communicantes,
- ces réseaux bioélectriques guident la forme du corps pendant le développement et la régénération.
Il parle parfois de « code bioélectrique » : un système d’information comparable, dans une certaine mesure, à un réseau neuronal primitif.
Expériences célèbres :
Régénération et modification anatomique
Sur des têtards, des vers plats et des embryons de grenouille, son équipe a montré qu’en modifiant les signaux électriques entre cellules, on peut :
- faire repousser certains tissus,
- modifier l’emplacement d’organes,
- provoquer l’apparition d’yeux supplémentaires,
- influencer la polarité du corps,
- déclencher des formes anormales mais organisées.
Un résultat connu concerne les planaires (vers plats) : après manipulation bioélectrique, certains régénéraient durablement deux têtes au lieu d’une.
Information morphologique
Levin insiste sur un point important :
L’ADN ne contient pas directement un « plan anatomique détaillé ».Selon lui, les gènes fournissent surtout des composants et des règles locales, tandis que l’organisation globale du corps dépend aussi d’échanges d’informations entre cellules.
Cela rapproche ses travaux de notions comme :
- champs morphogénétiques,
- auto-organisation,
- théorie de l’information biologique,
- cognition cellulaire primitive.
« Intelligence » cellulaire
Levin utilise parfois le terme de « cognition basale » :
- les cellules et tissus seraient capables d’une forme élémentaire de traitement de l’information,
- elles poursuivraient des « objectifs anatomiques »,
- la morphogenèse ressemblerait à un processus de résolution de problèmes collectifs.
Attention : il ne dit pas que les cellules « pensent » comme un cerveau humain. Il parle plutôt de comportements adaptatifs distribués.
Applications envisagées
Ses recherches pourraient avoir des applications en :
- médecine régénérative,
- cicatrisation,
- réparation d’organes,
- contrôle de certains cancers,
- bio-ingénierie.
Position scientifique actuelle
Les travaux de Levin sont réels, publiés et reconnus dans le domaine de la biologie du développement.
En revanche :
- certaines de ses interprétations théoriques sont considérées comme très ambitieuses,
- plusieurs concepts restent débattus,
- beaucoup d’applications médicales sont encore expérimentales.
La bioélectricité du développement est bien établie, mais l’idée d’un véritable « code bioélectrique » comparable à un système cognitif reste un domaine de recherche en évolution.
Ses recherches en médecine régénérative montrent qu’on peut contrôler le développement d’une cellule en modifiant son environnement, en particulier son environnement électrique. Le champ bioélectrique qui entoure et traverse les cellules leurs permet de communiquer entre elles, mais aussi de traiter et de stocker de l’information. Ces champs abritent la mémoire qui indique à un ensemble de cellules comment fabriquer tel ou tel organe, là ou l’on pensait cette information entièrement stockée dans le code génétique des cellules. Michael Levin en apporte la preuve. En manipulant ces champs bioélectriques , il a obtenu la repousse de membres chez des batraciens mais aussi la croissance d’un œil n’importe où sur le corps.
Ces expériences sont fascinantes. Elles montrent que l’environnement de la cellule a une influence sur l’expression des gènes.
La théorie de Paracelse.
Au 16ème siècle, le médecin suisse Aureolus Theophrastus Bombastus von Hohenheim, mieux connu sous le nom de Paracelse, proposa une nouvelle théorie qui disait que le corps humain est un système chimique qui devient déséquilibré quand une personne tombe malade. Pour rééquilibrer le système, il suffisait d’apporter des substances censées être efficaces. Par exemple, à cette époque, pour traiter la maladie appelée « syphilis », on utilisait le mercure.
La médecine moderne est toujours basée sur cette vieille croyance obsolète. Exemple ; ce n’est pas parce que votre corps secrète de la dopamine que vous avez du plaisir, c’est parce que vous avez du plaisir que votre corps secrète de la dopamine.
Avalez des gélules de dopamine ne vous rendra pas plus heureux.
Notre corps est constitué de cellules intelligentes qui communiquent, s’échangent des informations. Les cellules s’adaptent en permanence à l’environnement que nous leurs donnons.
Deepak Chopra, Vivre la santé, J’ai Lu
La structure de chacune de nos cellules maintient sa propre identité physique, alors même que la matière qui la compose change constamment. La cellule se reconstruit selon son propre schéma d’identité. Elle est toujours réactive et vivante au sein même de ses morts multiples.
Les cellules et les organes ont leur propre conscience, tout en participant à une conscience de groupe. De même la race humaine a elle aussi une conscience individuelle et une conscience de groupe dont on ne se rend pas vraiment compte individuellement.
Faire confiance à son corps.
Lorsqu’on parle d’avoir confiance, on pense généralement à la confiance que l’on accorde à notre cerveau, c’est à dire à notre intelligence, à notre volonté. C’est certainement une grave erreur.
L’homme est la victime de sa cérébralité, de son intellectualité et il a malheureusement, pris l’habitude de considérer son corps comme une sorte de machine n’ayant pour seul rôle que d’obéir aux ordres du cerveau.
Le fait est que si l’homme veut marcher, courir, nager, fabriquer quelque chose, son corps est prêt à le servir fidèlement à condition qu’il ait pris soin de le maintenir en bon état et ne l’ait pas soumis à toutes sortes d’excès, de pollutions ou de détériorations.
Notre corps n’est pas une machine. Notre corps est une société de cellules vivantes qui communiquent, qui s’entraident, qui fonctionnent en harmonie et qui sont intelligentes. Nos cellules peuvent accomplir toutes sortes de miracles pourvu qu’on les respecte.
Extrait du livre « Le fabuleux pouvoir de vos gènes » de Deepak Chopra et Rudolph E. Tanzi :
« Partout dans le corps, une cellule met en pratique le secret de la vie :
– elle sait ce qui est bon pour elle et œuvre dans ce sens
– elle sait ce qui est mauvais pour elle et l’évite
– elle subvient à ses besoins vitaux d’un instant à l’autre, pleinement absorbée dans sa tâche
– elle surveille le bien-être de toutes les autres cellules
– elle s’adapte à la réalité sans résistance ni jugement
– elle puise dans les ressources les plus profondes de l’intelligence naturelle. »
C’est le fonctionnement harmonieux de nos cellules qui nous maintient en vie. Pour ce faire, nos cellules ont besoin d’un environnement sain, d’une nourriture saine et cela est de notre seule responsabilité.
Si nous faisons tout ce qui est nécessaire pour que nos cellules soient saines et heureuses, nous pouvons faire confiance à notre corps car il sera en capacité de nous maintenir en vie.
Mais dans notre société moderne, les humains ont si peu confiance dans leur corps ( peut-être parce qu’ils sont plus ou moins conscients qu’ils ne le respectent pas) qu’à la moindre alerte ils se précipitent à la recherche d’une aide extérieure jugée plus compétente que leur propre chair pour restaurer leur équilibre organique.
Cette attitude irresponsable est sans cesse encouragée par la religion médicaliste et la propagande de l’industrie pharmaceutique. Ajoutons la création de la Sécurité Sociale qui a accentué la déresponsabilisation des êtres humains pour leur santé.
Ainsi, la conjugaison des trois facteurs que sont :
1- la perte de confiance dans les formidables capacités de notre corps pour nous maintenir en vie,
2- la confiance exagérée accordée aux « pseudo-miracles » de la cléricature médico-pharmaceutique,
3- l’absence de responsabilité pécuniaire et le renvoi des dépenses de maladie à un système collectiviste, soit disant solidaire, qu’est la sécurité sociale,
tout cela ne peut que conduire à une détérioration constante de la santé publique et à une multiplication des maladies dégénératives de toutes sortes.
Si les citoyens se considéraient comme vraiment responsables de leur santé, s’ils apprenaient les bases du fonctionnement de leur corps, s’ils ne déléguaient pas leur responsabilité à des médecins-chimistes et s’ils ne se reposaient pas inconsciemment sur le remboursement des frais de maladie par la collectivité anonyme, ils adopteraient des modes de vie beaucoup plus sains, ils se préserveraient au maximum des pollutions et ils exigeraient des industriels et des pouvoirs publics des mesures drastiques pour la préservation de leur environnement.
Quand les gens sont convaincus que leur corps n’est pas fiable ou bien que l’environnement n’est pas sûr, alors, au lieu de faire appel à leurs multiples aptitudes, au lieu d’explorer leur environnement physique et leur environnement mental, ils commencent à rétrécir leur réalité, à restreindre leurs talents et à surcontrôler leur environnement. Ils deviennent des êtres apeurés, et les personnes qui ont peur ne veulent pas de la liberté, qu’elle soit mentale ou physique. Elles veulent une protection, un ensemble précis de règles. Elles veulent qu’on leur dise ce qui est bien ou mal. Elles ont tendance à avoir des modes de comportement compulsif et sont en quête de guides politiques, scientifiques ou religieux, qui règlent leur vie à leur place.
Conclusion.
Nous pouvons avoir entièrement confiance en notre corps et en la communauté cellulaire qui le compose. Chacune de nos cellules sait ce qu’elle a à faire, elle s’adapte à l’environnement que nous lui donnons. Les problémes arrivent si nous manquons de respect envers notre corps.