
Evolution ou la fabuleuse odyssée des microbes.
6 – Les découvertes d’Antoine Béchamp.
Les cinq articles précédents sur l’évolution ont démontré le rôle essentiel des microbes dans l’apparition et le maintien de la vie sur notre planète Terre. J’en suis arrivé à la conclusion que la théorie pasteurienne des germes pathogènes est dénuée de fondement.
Je ne suis pas le seul à dire cela. Antoine Béchamp, médecin, chimiste, pharmacien et professeur, dans son livre paru en 1883 présente sa théorie des microzymas qui invalide la théorie des germes pathogènes.
Antoine Béchamp avait raison, mais malheureusement il s’est heurté à Louis Pasteur, qui a tout fait pour le discréditer. Je vous invite vivement à lire le livre d’Antoine Béchamp, Les Microzymas. Vous y découvrirez la rigueur et l’honnêteté d’un chercheur passionné, qui préférait son laboratoire aux mondanités, contrairement à Louis Pasteur. Vous constaterez également que ce dernier a employé des méthodes pour le moins discutables afin de discréditer la théorie de Béchamp au profit de la sienne.
En confirmant la théorie de Pasteur, la science et la médecine se sont lourdement trompées et nous en subissons toujours les conséquences.
La théorie de Louis Pasteur a égaré la médecine depuis plus de 140 ans. La chasse obstinée aux microbes est une hérésie. Ils ne sont en rien responsables de nos malheurs.
Si le premier des deux savants, Antoine Béchamp, vous évoque peu de souvenirs, vous pensez probablement bien connaître Louis Pasteur. Cependant, je dis bien : vous pensez connaître, car l’image stéréotypée que l’on nous transmet depuis l’enfance pourrait en réalité être très éloignée de la vérité.
A ce sujet, le livre du Dr Lutaud « Etude sur la rage et la méthode Pasteur », édité en 1881, est une mine de révélations encore aujourd’hui contrôlables.
Le Dr Philippe Decourt explique brièvement l’injustice de l’histoire. Je cite :
« L’histoire a été falsifiée dès le début ; les falsifications se sont répétées de livre en livre,, sans que les historiens s’en aperçoivent. Tous les auteurs, négligeant les travaux des autres scientifiques de l’époque, et particulièrement ceux de Béchamp et de ses collaborateurs, se sont contentés des affirmations de Pasteur et de sa famille. Avec Béchamp, on voit surgir un très grand savant inconnu. L’histoire est extraordinaire : la façon dont Pasteur s’est attribué les mérites de ses adversaires et leur a, par contre, attribué ses propres erreurs dépasse tout ce que l’on peut imaginer. »
Dans sa thèse de Doctorat éditée chez Maloine sous le titre : « Antoine Béchamp – l’homme et le savant, originalité et fécondité de son œuvre », le Dr Marie Nonclercq pharmacien apporte de nombreux arguments pour rétablir la vérité concernant Antoine Béchamp et Louis Pasteur
Pourquoi le nom même de Béchamp demeure-t-il pratiquement inconnu ? A cause de l’ombre et du discrédit jetés sur ses travaux, repris à l’envers par un Louis Pasteur à la fois opportuniste, très habile propagandiste et plagiaire de talent.
Après ce rappel de quelques vérités cachées, passons à l’étude de la théorie d’Antoine Béchamp.
Antoine Béchamp (1816 – 1908 )
Ce qui suit est extrait du livre d’Antoine Béchamp « Les microzymas » édité pour la première fois en 1883 et réédité par le Centre International d’Études A. Béchamp en 1990. C’est un gros pavé de 1000 pages passionnant. Antoine Béchamp dans ces recherches fait preuve d’une rigueur scientifique irréprochable. Ses découvertes divergent de la théorie des germes pathogènes de Louis Pasteur (1822 – 1895).
Voici un résumé des découvertes de Monsieur Béchamp. Ce sont des extraits de son livre.
« La découverte des microzymas, considérés comme une nouvelle catégorie d’êtres organisés, a été fertile en conséquences théoriques et pratiques d’une importance considérable. C’est elle qui, lorsque j’eus constaté que les microzymas de la craie, ceux du lait, aussi bien que ceux de l’atmosphère peuvent, par évolution, devenir bactéries, nous a permis à M. Estor et à moi, de démontrer que les granulations moléculaires des cellules, des tissus et des humeurs sont, non pas des des granulations amorphes, graisseuses ou autres, mais bien des formes réellement vivantes et organisées. Bref, de cette simple constatation il découlait que les organismes vivants, même les plus élevés dans la série des êtres, recèlent la vie dans une partie quelconque détachée de cet être ».
« La cellule ne peut pas être l’unité vitale, la forme organisée vivante per se que la philosophie réclame quand elle veut sortir du vague et de l’indéterminé, lequel, comme l’a dit Cl. Bernard, n’est pas scientifique, car la cellule est un élément anatomique essentiellement transitoire et, de plus, un organisme déjà composé : la simplicité, l’irréductibilité, la stabilité manquent ».
« L’unité vitale, irréductible, physiologiquement indestructible dont la cellule même est formée, n’est autre que le microzyma. Il est la forme vivante , réduite à sa plus simple expression, ayant la vie en soi, sans laquelle la vie ne se manifeste nulle part».
« Dans toutes les cellules animales examinées, il existe des granulations normales constantes, nécessaires que j’ai appelé microzymas ».
« A l’état physiologique, ces microzymas conservent la forme apparente d’une sphère.
En dehors de l’économie, sans l’intervention d’aucun germe étranger, les microzymas perdent leur forme normale ; ils commencent par s’associer en chapelet, ce dont on a fait un genre à part sous le nom de torula ; plus tard, ils s’allongent de manière à représenter des bactéries isolées ou associées ».
Mon commentaire: nous voyons décrit ici une étape de l’évolution, le passage des protocellules, appelées microzymas par Antoine Béchamp, à la cellule bactérienne.
« Certains font l’erreur, apercevant enfin les microzymas dans les tissus devenus malades, les prennent invariablement pour des parasites dont on a fait des genres et des espèces. Le microzyma n’est pas étranger dans l’organisme vivant ; au contraire, c’est en lui que se trouvent concentrées la vie et l’activité de chaque centre vivant dans cet organisme, chacun selon le but qu’il doit atteindre ».
« Il n’y a pas, primitivement, originellement, de germes de véritables maladies : variole, syplilis, fièvre thyphoïde, charbon, etc., dans l’air. On n’en a jamais démontré l’existence. Dans l’air, il y a des microzymas ».
« Oui, mes recherches affirment que la vie est quelque chose de très déterminé, qui est indissolublement uni à une forme matérielle définie, qui est le microzyma ; elle se manifeste dans les êtres organisés, par les fonctions histogéniques, physiologiques et chimiques de ces microzymas, chacun selon sa destination ».
« Le microzyma est avant l’ovule, et l’ovule, avant le germe, contient déjà des microzymas ; or les microzymas, étant réels, structurés et vivants, y sont ce qu’ils doivent être, dans chaque espèce, pour y édifier successivement tous les organes avec tout leur devenir ».
« On retrouve les microzymas à l’origine de tous les êtres vivants et après leur totale destruction physiologique ».
« La matière que nous appelons organique n’est pas organique par essence, mais qu’elle est minérale par les corps simples qui la constituent et la composent ; qu’il y a un lien de subordination rattachant les animaux aux végétaux, ceux-ci étant le laboratoire dans lequel la matière minérale devient matière organique, pour de là passer immédiatement ou médiatement dans les animaux ».
« Les microzymas sont des ferments d’une rare puissance.Ils sont organisés dans le sens de structure. Ils peuvent, dans certaines conditions, évoluer physiologiquement pour engendrer d’autres organismes, et , dans d’autres conditions, ils peuvent reconstituer des cellules ».
« La nature essentielle des granulations moléculaires atmosphériques est la même que celle des granulations moléculaires des tissus végétaux et des tissus animaux.
Il existe des microzymas atmosphériques et géologiques et il existe des microzymas physiologiques ».
« Les microzymas composent la majeure partie, la très grande partie des corpuscules organisés de l’atmosphère, et que, selon les milieux où ils sont forcés de vivre, ils produisent les organismes que nous appelons ferments ».
« Les microzymas sont des êtres vivants parce qu’ils opèrent par eux-mêmes, des actions chimiques de fermentation ».
« Le microzyma atmosphérique ou géologique se convertit en bactérie, avec plusieurs formes intermédiaires. Le milieu a une grande influence sur l’apparition de telle ou telle forme de l’évolution du microzyma ; il y en a une infinité d’espèces quant à la fonction. Selon le milieu, le microzyma peut produire des cellules au lieu de bactéries, de véritables microphytes celluleux et des moisissures ».
« Les microzymas végétaux peuvent aussi aisément produire des bactéries ».
« Les bactéries peuvent se développer dans un milieu acide, pouvant rester acide ou devenir alcalin, aussi bien que dans un milieu absolument neutre ou restant neutre. Les bactéries ont une faculté d’adaptation très développée ».
« Certains microzymas n’évoluent aisément, pour produire des bactéries, que dans des milieux neutres ou légèrement alcalin. Il en est d’autres qui se développent très bien en milieu acide ».
« Des bactéries peuvent apparaître dans un tissu sans qu’on puisse admettre que la cause productrice y a pénétré de l’extérieur, c’est à dire a pour origine les germes de l’air ».
« L’évolution des microzymas des cellules des animaux : sous certaines conditions , ils se groupent deux à deux ou en plus grand nombre , puis s’allongent légèrement , enfin davantage, de manière à représenter de vraies bactéries ».
« Au lieu de soutenir qu’une affection observée a eu pour origine et pour cause l’introduction dans l’organisme et l’action consécutive de germes étrangers, on doit affirmer qu’on n’a affaire qu’à une déviation du fonctionnement des microzymas, déviation indiquée par le changement qui s’est opéré dans leur forme ».
« Les microzymas produisent les bactéries et vibrions par évolution et produisent les cellules par construction. La fin physiologique d’une cellule , c’est sa dissolution, sa régression, son retour aux microzymas formateurs : quand la cellule se détruit, les microzymas restent. Il en est de même des bactériens, quand la bactérie disparaît, les microzymas reparaissent ».
« Il y a des microzymas qui peuvent persévérer et vivre sans évoluer : il faut certaines circonstances déterminées pour qu’un microzyma donné parvienne à évoluer en bactérie ».
« Lorsqu’un animal meurt, quelque chose de vivant, au sens chimique, persiste dans le cadavre : le microzyma et ceci indépendamment des germes de l’air ».
« Les tissus de tous les êtres vivants, depuis l’arbre le plus grand jusqu’à la plus infime moisissure, depuis l’homme jusqu’au plus humble animal, recèlent des microzymas pouvant, par évolution, produire des bactéries ».
« Les microzymas n’ont pas, à tous les âges d’un même être, la même aptitude à évoluer en bactéries : les microzymas de l’oeuf évoluent difficilement et Mr J. Béchamp a démontré qu’il en était de même, dans l’état fœtal, des microzymas de certains centres organiques ».
« La bactérie ne nait pas tout d’une pièce du microzyma générateur ; au contraire, elle est précédée de certaines formes ou le microzyma est toujours reconnaissable ; c’est ce que j’ai appelé les microzymas associés à deux ou plusieurs grains, en chapelet de grains, ce dont on a fait des genres et des espèces sous diverses dénominations. Et nous avons vu qu’il peut arriver que les microzymas se multiplient après la mort de l’individu ou de l’organe qui les contient ; et si la multiplication se fait dans une macération, ils peuvent se réunir en formant une sorte de membrane où l’on peut voir tous les degrés de leur évolution jusqu’à la bactérie, le vibriob, etc ».
Mon commentaire : on retrouve là les différentes formes de protocellules, virus, plasmides, réplicons, viroïdes, obélisques qui sont les formes de microzymas associés.
« Les microzymas du sang sont d’espèce spéciale. Le sang est un mélange extrêmement variable, un produit de l’organisme dans lequel retentissent toutes les vicissitudes de la nutrition et des conditions diverses auxquelles un organisme peut être soumis. Et ces considérations ont une importance majeure en pathologie : il peut se faire que les microzymas du sang soient placés, pendant la vie, dans des conditions telles qu’ils évoluent pour donner des bactéries dans les vaisseaux mêmes, ce qui coïncide sans doute avec un changement de fonction ».
« Il y a des microzymas dans l’œuf ; ils sont rares dans le blanc, innombrables dans le jaune ».
« Les tissus et les liquides de l’organisme recèlent tous, sans exception, des granulations moléculaires de l’ordre des microzymas ; et ces microzymas, avec des aptitudes inégales, sont capables de produire des vibrions ».
« L’appellation de germe n’est pas applicable aux microzymas ; ils ne sont pas quelque chose comme des œufs , des ovules de vibrions ou de bactéries ayant besoin de la fécondation pour se multiplier. Ils sont vivants ».
« Tout ferment soluble suppose un ferment organisé(cellules analogues à celles de la levure, bactérie, microzyma) qui l’engendre ».
« Une zymase, ou ferment soluble,est toujours le produit de l’activité d’une cellule ou d’un groupe de cellules vivantes ».
« Les ferments organisés ont deux fonctions : une fonction chimique qui s’exerce au dehors par leur zymase et une fonction de nutrition ».
« Sans la notion que la fermentation est un acte physiologique de nutrition, rien de tout cela ne serait compréhensible. Or, un acte de nutrition suppose la pénétration, l’absorption de l’aliment dans l’intimité de cet organisme, homme ou simple cellule de levure, végétal ou simple moisissure, même réduite au microzyma ».
« C’est entre six et sept mois de la vie intra-utérine que les microzymas des glandes commencent à prendre la fonction qu’ils manifestent chez l’adulte ».
« De même que ‘air n’est pour rien dans la naissance des bactéries que les tissus ou organes peuvent laisser apparaître, de même aussi il n’est pour rien dans les phénomènes physiques qui se manifestent corrélativement. Vous devez aussi conclure de ces faits que les bactéries possèdent la même activité transformatrice que les microzymas des tissus dont elles sont issues ».
Mon commentaire : les bactéries trouvées dans nos corps sont d’origine endogène, elles ne viennent pas de l’air extérieur. Autrement dit, il n’y a pas de contamination. Les maladies contagieuses n’existent pas. Si des personnes sont atteintes de la même maladie, c’est parce qu’elles se trouvent dans les mêmes conditions favorisant cette maladie. Le diabète est en constante augmentation, pourtant ce n’est pas une maladie contagieuse : elle n’apparait que dans certaines conditions. C’est exactement la même chose pour les maladies dites infectieuses.
« Vous le voyez, soit que l’on étudie les microzymas absolument isolés, ou dans les organes mêmes qui les contiennent, ils possèdent ou ne possèdent pas certaines activités chimiques qu’ils doivent à la zymase qu’ils sont capables de produire et de secréter. Toutefois, l’activité chimique qu’ils peuvent manifester, grâce à cette zymase, n’est ni la seule ni la plus importante. Ils en possèdent une autre, bien plus générale qui, sans doute, quand on considère les produits nouveaux de transformation qui apparaissent sous leur influence, est chimique aussi, mais leur essence est d’ordre physiologique. Cette autre activité est corrélative du phénomène de nutrition s’accomplissant dans l’intimité de leur être, de leur corps cellulaire ».
« Il faut faire la différence entre les transformations que les ferments organisés opèrent par leurs zymases et celles qui sont le résultat de la nutrition. Cette différence, on peut l’exprimer en disant que la nutrition s’accompagne de réactions qui détruisent, ou modifient profondément, la matière nutritive ou fermentescible, pour produire des combinaisons qui n’ont plus que des relations très éloignées avec elle, tandis que cette relation est bien plus simple quand on ne considère que la fonction zymasique du ferment organisé ».
« Et pour les ferments figurés, dans cette phase de leur activité, les choses se passent comme pour les animaux. Vous avez vu que ceux-ci produisent de l’alcool, de l’acide acétique dans leurs tissus ; et lorsqu’on considère les produits qu’ils éliminent en même temps, l’eau, l’acide carbonique, l’urée, etc.,on trouve pareillement que ces composés ne présentent plrs aucun rapport de composition avec les aliments divers dont ils proviennent et que les animaux ont ingérés et absorbés. Ici aussi il y a équation entre ce qui est absorbé et ce qui est rendu ou éliminé, seulement vu la variabilité du phénomène, cette équation ne peut pas non plus être mathématiquement représentée en général ».
« L’alcool se forme donc normalement dans l’organisme animal dans des milieux où le sang porteur d’oxygène circule sans cesse et malgré cet oxygène. Le mécanisme de la fermentation est donc le même après la mort que pendant la vie, malgré l’évolution des microzymas en bactéries. Il n’y a rien d’étonnant, puisque la bactérie n’est qu’un état, souvent transitoire du microzyma, et que, comme nous l’avons vu à propos des fermentations par organismes buccaux, elle possède la même fonction que les microzymas dont elle procède ; rappelez-vous en effet que les microzymas buccaux saccharifient l’empois et que les bactéries qui en proviennent sont douées de la même faculté ».
« La cellule est un agrégat d’un nombre infini de petits êtres, ayant une vie indépendante, une histoire naturelle à part. Cette histoire naturelle, nous l’avons faite tout entière. Nous avons vu les microzymas des cellules animales s’associer deux à deux, ou en plus grand nombre, s’allonger jusqu’à devenir des bactéries ou même des bactéridies. Nous avons vu des bactéridies très longues ( sorte de mycélium ) un peu plus larges, et, dans les tubes qu’elles représentaient, des granulations qui n’attendaient qu’un milieu favorable pour renouveler la série des phénomènes observés. Et pendant toute cette évolution nous avons démontré que les microzymas sont personnellement des ferments ».
« La cellule ne meurt pas tout entière, il reste les microzymas ».
« Ce qu’il faut dire, c’est que selon les conditions où il est placé, selon la nourriture qu’on lui donne et qu’il puisse consommer, un organisme, ferment ou autre, produit, manifeste des phénomènes différents. Lorsque le Penicillum végète dans l’air, il est dans la situation d’un végétal quelconque ; lorsqu’il est plongé dans le sucre, il produit de l’alcool, parce que les microzymas changent de fonction ».
« Après la mort d’un animal, les cellules animales périssent bien vite et disparaissent, pour ne laisser d’autre trace de leur existence que les microzymas. Ce ne sont donc pas elles qui agissent après la mort ».
Mon commentaire : les cellules sont bien formées de l’association de nombreux microzymas ou protocellules.
« Toute l’activité du tissu d’une glande comme le pancréas est concentrée dans les microzymas ».
« La fonction du pancréas, telle qu’on la constate chez l’adulte, ne s’établit donc que peu à peu,et l’activité propre des microzymas dans la glande, comme dans les autres centres organiques, est le résultat d’une sorte de maturation, d’évolution fonctionnelle, qui témoigne de la spontanéité de l’organisme en même temps que du changement de fonction de ses éléments histologiques fondamentaux : les microzymas ».
« Les microzymas sont générateurs de bactéries par évolution ; ils exercent aussi une fonction chimique par la zymase qu’ils peuvent sécréter ; et également une fonction de nutrition en vertu de laquelle ils opèrent des transformations profondes de la matiére fermentescible d’où naissent l’alcool, l’acide acétique et, dans certaines circonstances, l’acide lactique, l’acide butyrique et d’autres produits plus ou moins nombreux. Cet alcool, ces acides, etc. sont dits des produits de fermentation ; en réalité, ils sont des produits de désassimilation. C’est aussi en vertu de la fonction de nutrition, qu’ils engendrent, chacun selon son espèce, les zymases qu’ils sont capables de produire. La quatrième fonction des microzymas est une fonction physiologique d’ordre bien plus élevé. Ils sont facteurs de cellules et, de proche en proche, ce sont eux qui sont chargés de construire l’être organisé que nous appelons un animal ou un végétal ».
« Une cellule de moisissure, ou un tissu, ne nait pas tout d’une pièce, mais est le produit, par construction, du concours de plusieurs microzymas, on conçoit que pour réaliser cette sorte de synthèse cellulaire ou tissulaire, ils exigeront la réalisation de conditions déterminées et plus compliquées. Dans mes expériences, les moisissures variaient avec la nature du sel que j’ajoutais aux solutions. »
« N’oubliez jamais que des influences, en apparence insignifiantes, peuvent avoir une action considérable sur l’évolution d’un microzyma, la naissance d’un tissu, d’une cellule, d’un organisme, sur sa conservation ou sa destruction ».
Mon commentaire : les microzymas s’adaptent aux conditions d’existence que nous leur donnons par notre mode de vie; Si ces conditions leur sont favorables, l’organisme qui les contient est en homéostasie, si les conditions lui sont défavorables les maladies apparaissent.
« Le rôle de la membrane qui enveloppe la cellule est de mettre les microzymas dans des conditions constantes de milieu. Lorsque les conditions restent stables, les microzymas ne changent ni de forme, ni de fonction ».
« Et ceci s’applique aux cellules libres d’une spécificité déterminée, comme la levure de bière, aussi bien qu’aux cellules qui ne peuvent vivre et fonctionner que dans le lieu où elles naissent, dans l’organisme complexe qui constitue un animal ou un végétal ».
« Après la mort d’un animal, les cellules sont dans l’état d’inanition ; elles sont dévorées par leurs microzymas auxquels la circulation n’apporte plus rien à transformer ».
« La genèse des cellules dans l’organisme est incessante aussi bien que leur destruction ; nous en tirerons la conclusion que c’est pour cela que,dans l’état physiologique normal, les microzymas sont relativement peu abondants dans les liquides de l’organisme ».
« Ce n’est pas la cellule qui est le support de l’activité vitale, ce n’est pas en elle que réside primitivement cette activité ; c’est dans le microzyma ».
« Le microzyma forme l’organisme parce qu’il est organisé, et l’organisme est doué d’activité chimique parce que le microzyma en est déjà doué ».
« Le microzyma est immanent quand on le compare à la cellule ; c’est lui qui est le support de l’action vitale, de la vie ; c’est lui qui est l’élément organisé primordial ».
« Le microzyma est le seul élément anatomique permanent de l’organisme, celui dans lequel est concentrée toute l’activité physiologique et chimique, et, pour tout dire en un mot, l’activité vitale de cet organisme ».
« Les microzymas sont au commencement et à la fin de toute organisation. Ils sont ce par quoi un organisme, une cellule, un tissu, sont vivants. Plus généralement tout organisme est réductible au microzyma ».
« Oui, il y a des microzymas atmosphériques, et il y en a de géologiques : dans la craie et d’autres calcaires, dans d’autres roches et dans le sol que nous cultivons ; et tous les êtres vivants en contiennent, non pas accidentellement dans tel ou tel point de leur organisme, mais n écessairement puisqu’ils sont les agents des actions chimiques qui s’y accomplissent, les facteurs des cellules, les constructeurs de leurs éléments anatomiques et de tous leurs tissus ».
« La nécessaire destruction de la matière organique d’un organisme, après sa mort, n’est pas livrée aux hasards de causes étrangères à cet organisme et que, lorsque tout a disparu, les bactéries et finalement les microzymas résultant de leur régression, restent comme témoins qu’il n’y avait de primitivement vivant qu’eux dans l’organisme détruit. Et ces microzymas qui nous apparaisszent comme résidus de ce qui a vécu, possédent certainement encore quelque chose de l’activité, de la sorte de spécifité, qu’ils possédaient pendant la vie de l’être détruit ».
« Ce que l’on appelle germes dans les poussières atmosphériques ne sont autre chose que les microzymas issus d’organismes détruits par le mécanisme décrit ci-dessus, et dont l’influence destructive s’ajoute à celle des microzymas propres de l’être en voie de disparition ».
« Dans les animaux aussi bien que dans les végétaux, les microzymas sont, ab ovo, les unités vivantes per se, sans lesquelles les phénomènes chimiques, physiologiques, histologiques qui se manifestent en eux, ne seraient pas. Nous l’avons reconnu, il y a dans les animaux et dans les végétaux des centres organiques irréductibles quant à la fonction ; or, autant de centres organiques autant de microzymas distincts, non pas morphologiquement, mais fonctionnellement. Bref, les microzymas constituent les liens des deux règnes. Certainement, il y a unité de plan et différentiation fonctionnelle par le microzyma. Théoriquement, il n’y a qu’un règne vivant : et, à mesure que dans un être organisé une nouvelle fonction se manifeste, un nouvel appareil est constitué par des microzymas qui y acquièrent de nouvelles propriétés ».
« La santé résulte de l’harmonie des fonctions physiologiques de toutes les parties et, dans chacune, de l’intégrité fonctionnelle de l’élément anatomique fondamental qui est le microzyma ».
« Le microzyma peut devenir morbide, capable d’agir morbidement,de communiquer l’état morbide qui est en lui et, ce qui est plus grave, de le conserver plus ou moins longtemps ».
« Dans l’organisme sain et en vie, on ne constate jamais l’évolution bactérienne du microzyma ; je dis dans l’organisme, c’est-à-dire dans l’intimité de ses tissus ».
« Les désordres les plus graves, mortels même, peuvent être provoquées par des organismes vivants, préexistant dans l’organisme vivant, où, normalement, ils accomplissent des actes chimiques et physiologiques nécessaires et bienfaisants, mais qui, introduits dans le sang, dans un milieu qui ne leur était pas destiné, provoquent les manifestations redoutables de phénomènes morbides les plus graves ».
« Il est temps pour la dignité de la science, de soustraire la médecine à l’empirisme systématique qui ne veut tenir aucun compte de l’organisation, des travaux des histologistes et des observations des plus grands médecins » .
« La maladie naît de nous et en nous ; telle est la formule de la véritable médecine. Et cela doit être,car la vie de l’homme, et de toute créature, n’est pas plus livrée au hasard que le cours des astres ; or, c’est la livrer au hasard que de soutenir qu’elle dépend d’une panspermie microbiotique primitive et créée pour nuire. »
On sait que les microzymas peuvent acquérir de nouvelles propriétés, exercer de nouvelles fonctions, dans l’organisme même qui les contenait primitivement, dans l’oeuf dont ils sont issus.
Un microzyma nocif peut devenir inoffensif dans certaines conditions en changeant de fonction.
Transformation du corps après la mort
Le microbiote humain est l’ensemble des micro-organismes ( bactéries, virus, champignons) qui peuplent la peau, les poumons, le tube digestif et qui ont un rôle essentiel pour notre survie.
Lorsque les fonctions biologiques s’arrêtent, ces micro-organismes retrouvent leur liberté et participent à la décomposition du corps.
Qu’en est-il des cellules ? Les cellules en mourant libèrent leurs composants, c’est à dire les bactéries et les virus, c’est pourquoi on observe une augmentation significative du nombre et de la diversité des micro-organismes, au fur et à mesure de la dégradation du corps. Au final, il ne reste que les microzymas.
A ce moment, il n’y a plus de doute pour moi. Les progénotes ou protocellules, premières formes cellulaires, sont les microzymas. Il existe plusieurs formes de microzymas et je pense que les virus, les plasmides, les exosomes sont des microzymas. Il en est de même des viroïdes et des obélisques récemment découverts.
Je le répète, toutes les maladies, je dis bien toutes, même les maladies dites infectieuses, ont les mêmes causes que l’on trouve dans notre mode de vie. Une maladie, quelle qu’elle soit, ne nous tombe jamais dessus par hasard.
Dans la septième partie consacrée à l’évolution, nous étudierons des bactéries et des virus aux propriétés surprenantes.