De l’utilité des virus et des bactéries.

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Evolution ou la fabuleuse odyssée des microbes.

7 – De l’utilité des bactéries et des virus.

Si vous avez lu les précédents articles sur l’évolution et les microbes, vous devez normalement commencer à changer votre point de vue sur les microbes.

Pour achever de vous convaincre de l’utilité des microbes et de leur non dangerosité, voici de nouveaux arguments qui vont dans ce sens.

Cicatrisation des plaies.

Jusqu’aux années 1980, on pensait que pour diminuer les risques d’infection d’une plaie, il fallait la garder la plus sèche possible. On sait maintenant que les pansements fermés, créant un milieu humide, favorisent la cicatrisation, qui est initiée par la présence de bactéries.

La bactérie de la lèpre régénère le foie ! (article de la revue Néosanté N°130)

Découverte étonnante de chercheurs écossais et américains : la bactérie Mycobacterium leprae qui, comme son nom l’indique, est tenue pour responsable de la lèpre, a la propriété de régénérer le foie ! Les scientifiques ont vérifié ce fait en infectant des tatous, mammifères qui hébergent naturellement le microbe sans en souffrir, et en comparant leurs glandes hépatiques avec celles d’un groupe témoin : les animaux infectés développaient un foie plus sain et plus volumineux que leurs congénères « non lépreux ». Selon les auteurs de l’étude parue dans Cell Reports Medicine, le bacille de la lèpre agirait en « reprogrammant » les hépatocytes jusqu’à les ramener au stade de cellules souches.

La lèpre ne serait pas une maladie contagieuse, mais une intoxication par des substances toxiques comme le mercure, l’arsenic qui étaient très utilisés autrefois,, même comme remèdes pour certaines maladies. Le foie est un organe central du métabolisme et de la détoxication. Il assure des fonctions vitales, biochimiquement complexes, indispensables au maintien de l’homéostasie. La bactérie intervient pour stimuler le foie et augmenter la détoxication. Quand la médecine décèle la présence d’une bactérie ou d’un virus chez un malade, elle déclare le micro-organisme responsable de tous les symptômes, sans chercher d’autres explications. Dans le cas de la lèpre le bacille n’est là que pour renforcer le foie. Tous les autres symptômes sont dus à l’intoxication du corps par des substances chimiques et par le stress chronique.

Article Science&vie N° 1224 septembre 2019 :

« Une bactérie dope l’effort des marathoniens ».

« Si les marathoniens sont aussi endurants, c’est en partie grâce à leurs bactéries intestinales. C’est ce qu’ont montré des généticiens américains en étudiant les selles de dix coureurs et en observant, après l’épreuve, une augmentation du nombre de certaines bactéries, les Veillonella. Une expérience a ensuite montré que les souris qui ingurgitaient ces bactéries, en particulier la souche Veillonella atypica, se mettaient à courir 13% plus longtemps ! D’autres tests ont révélé les mécanismes derrière ce phénomène : durant l’effort, de l’acide lactique ( molécule responsable des crampes ) passe dans les intestins, où il nourrit Veillonella atypica qui se multiplie et, en retour, produit du propionate, une molécule qui accélère le métabolisme et le rythme cardiaque… favorisant ainsi les performances sportives. « On peut imaginer, à l’avenir, proposer aux sportifs des probiotiques contenant cette bactérie », avance Philippe Langella, microbiologiste à l’INRA ».

Le Covid-19, un assaillant des tumeurs cancéreuses ?

Une étude révèle que le Covid-19 peut réduire les tumeurs cancéreuses. La présence du SARS-CoV-2 modifie l’action des monocytes, rendant la lutte contre le cancer plus efficace.

Le Covid-19 : un nouvel allié contre le cancer ?

L’adversaire public numéro un de l’année 2020, le Covid-19, pourrait se révéler être un allié inattendu dans la lutte contre le cancer. Une étude récente a démontré la capacité du virus à réduire la taille des tumeurs cancéreuses.

Cette recherche, menée à l’Institut Thoracique Canning de Northwestern Medicine, a observé que certains patients atteints de cancer et gravement malades du Covid-19 voyaient leurs tumeurs rétrécir ou leur croissance ralentir. Le Dr Ankit Bharat, chef de la chirurgie thoracique à l’Université Northwestern, explique : « Nous ne savions pas si c’était réel, car ces patients étaient très malades. » Pour comprendre ce phénomène, une étude a été lancée.

Le rôle déterminant du SARS-CoV-2 sur les monocytes

L’équipe du Dr Bharat a découvert que la présence du SARS-CoV-2 modifiait le comportement des monocytes, des cellules immunitaires qui alertent le reste du système immunitaire en cas de détection de cellules étrangères. Or, les cellules cancéreuses parviennent parfois à « tromper » ces monocytes et à s’en servir pour se protéger du système immunitaire. En présence du SARS-CoV-2, cet effet protecteur est modifié, permettant potentiellement au système immunitaire de détecter et de combattre le cancer plus efficacement.

Les chercheurs ont également découvert que l’ARN du Covid-19 déclenche la formation d’une cellule immunitaire unique capable de lutter contre le cancer. C’est incroyable, et une grande surprise, que la même infection qui a causé tant de dévastation puisse aider à créer une cellule qui combat le cancer », s’émerveille le Dr Bharat. Le SRAS COV 2 n’est pas responsable de la pandémie, comme je le démontrerai dans un prochain article.

L’idée n’est pas nouvelle : les virus anticancer

Dans l’Oncologie, on étudie depuis longtemps les virus oncolytiques.

Exemples :

  • Talimogene laherparepvec (virus de l’herpès modifié) utilisé contre certains mélanomes
  • virus de la rougeole modifié
  • virus de la stomatite vésiculeuse

L’hypothèse est que certains virus peuvent :

  1. infecter préférentiellement les cellules tumorales,
  2. les détruire directement,
  3. stimuler l’immunité antitumorale.

Certains auteurs suggèrent que le SARS‑CoV‑2 pourrait théoriquement avoir des propriétés similaires dans certains contextes cellulaires.

« A la maternelle, l’accès à la biodiversité renforce l’immunité. »

« Laissez les tout-petits jouer avec la terre ! En introduisant dans des cours d’écoles maternelles urbaines du couvert forestier, du gazon, des jardinières et des tas de tourbe, une équipe finlandaise a constaté, au bout d’un mois, un renforcement et une diversification du microbiote de la peau et de l’intestin des enfants. Des prises de sang ont révélé une meilleure régulation des défenses immunitaires : pour prévenir les maladies auto-immunes et les allergies, ces résultats renforcent l’hypothèse de l’importance d’un accès à la biodiversité. Sciences Advances, Nov 2020 .

Microbes et lait maternel

Pendant longtemps, le lait de mère a été considéré comme stérile et la présence de bactéries comme le résultat de mauvaises conditions d’hygiène. Depuis les années 2000, on sait cependant que le lait maternel est un aliment symbiotique hébergeant de nombreuses souches bactériennes jouant un rôle dans la prévention des infections néonatales. Des chercheurs italiens viennent de publier dans l’European Journal of Pediatry une étude sur la composition de ce microbiome : il abriterait aussi de nombreux virus et champignons et contiendrait plus de 1300 espèces !

Le lait de vache

Le lait de vache cru est lui aussi peuplé de bactéries. Voici un petite histoire que j’ai trouvée dans le livre « Foutez-nous la paix ! » de Isabelle Saporta. Un paysan, élève des vaches pour la fabrication d’un excellent fromage, le Beaufort. Pour fabriquer son fromage, il utilise l’eau d’une source. Un contrôleur sanitaire passe, verbalise l’éleveur car il utilise de l’eau de source et lui ordonne de n’utiliser que l’eau du robinet pour faire ses fromages. Le paysan obtempère mais, catastrophe, en suivant les conseils du contrôleur, il n’arrive plus à faire de fromages. « Comme s’il n’y avait plus de ferments dans mon lait » dit-il. Il fait le lien avec l’eau et décide de réutiliser l’eau de la source avec succès. L’eau du robinet est tellement chlorée qu’elle détruit les bactéries du lait. Pas de bactéries, pas de fromage !

Le Roquefort au lait cru.

Histoire tirée du même livre.Le lait cru est considéré comme potentiellement dangereux : une bombe bactériologique. De nombreux contrôles bactériologiques sont faits sur le fromage Roquefort. Pas de chance pour un petit producteur, le contrôle est positif. Un retrait-rappel de sa production est décidé. Cest passé au journal télévisé à 20 heures. Finalement, beaucoup de bruit pour rien. Les fromages en question avaient été commercialisés entre le 1er juin et le 12 juillet. Or le retrait-rappel a été fait en fanfare le 12 juillet ! « Autant dire que la majeure partie des fromages avait déjà été mangée depuis belle lurette sans qu’aucun amateur de Roquefort n’ait été déclaré mort au champ d’honneur du lait cru ! »

Ceci n’est pas surprenant puisque les bactéries pathogènes n’existent pas. Avant l’instauration de ces contrôles bactériologiques, il n’y avait pas de problèmes, les soi-disant contaminations étaient inexistantes. Tous les amateurs se régalaient de ces fromages au bon lait cru qui sont largement supérieurs aux fromages insipides fabriqués avec du lait pasteurisé. Il faut soutenir ces petits producteurs de terroirs. Oui foutez-leur la paix !

Le lait produit par l’agriculture productiviste ne peut plus être dit naturel. C’est un produit ultra-transformé : ce lait est pasteurisé et les vaches qui le produisent ont très souvent une alimentation artificielle ( ajouts de compléments).

Je me rappelle quand j’étais gamin, j’allais en vacances à la ferme chez mon oncle. Il m’arrivait de boire du lait encore chaud, tout juste sorti du pis de la vache, sans aucune conséquence sur ma santé.

Poulets et salmonelles.

Toujours extrait du livre d’Isabelle Saporta, un autre exemple de la phobie microbienne concernant les élevages de poulets et les contraintes sanitaires.

« En fait, ces nouvelles contraintes découlent directement d’analyses régulièrement menées par l’agence sanitaire européenne, l’EFSA, sur la recrudescence de salmonelles dans les élevages avicoles. Et notamment celles de 2008 menées dans 26 pays européens qui montraient que « 22 etats membres avaient signalé la présence de Salmonella dans les carcasses de poulet qu’ils avaient analysées. En moyenne, 15,7% des carcasses examinées étaient contaminées, bien que les chiffres varient considérablement d’un Etat membre à un autre.

Ii était donc urgent de mettre aussi au pas les petits élevages. Et ce, alors même que toutes les études menées par ce même organisme sanitaire prouvaient que ces derniers résistaient bien mieux aux salmonelles que les industriels.

Il existe environ 2500 souches de salmonelles, et deux sont particulièrement virulentes, Salmonella enteritidis et Salmonella typhimurium. Or, là encore, les conclusions de l’agence sanitaire européenne sont claires : « La production en cage et en élevage intensif est associée à un risque accru de présence de ces deux salmonelles par rapport à des productions en plein air ou bio où ce risque est bien plus bas. »

Décodage : il n’y a quasiment pas de salmonelles sur les poulets plein air. Et en plus quand il y en a, ce ne sont pas les deux considérées comme mauvaises.

Et, qu’est-ce qu’on fait pour fêter ça ? Le ministère de l’agriculture communique largement pour nous dire de nous régaler de bons œufs de poules qui gambadent et de poulets élevés en plein air, quitte à en manger moins souvent ?

Non. On a décidé d’assommer ces éleveurs sous de nouvelles contraintes.

Beaucoup de petits producteurs ont d’ailleurs choisi de jeter l’éponge tant ils se sentaient incapables de rentrer dans ce qu’ils nomment « le cercle de la terreur ».

Essayons de comprendre. Dans les élevages industriels, les poulets ne peuvent pas bouger suffisemment, ils subissent un stress permanent, leur alimentation est artificielle, ils reçoivent souvent divers médicaments. Tout cela fait que les cellules de ces oiseaux ont du mal à survivre dans un milieu aussi pollué. Des bactéries comme la salmonelle apparaissent non pas comme pathogènes, mais comme aide pour assainir le milieu extra-cellulaire. La présence des bactéries n’est pas du à un problème d’hygiène, mais à un problème d’empoisonnement des oiseaux.

Les symptômes de la salmonellose décrits par les vétérinaires sont Diarrhée, abattement, anorexie, retard de croissance, mortalités élevées (surtout chez les jeunes). On a ici une erreur couramment faite par la médecine qui est d’attribuer tous les symptômes à la bactérie. Dans le cas de la salmonellose, l’abattement, l’anorexie, le retard de croissance sont dus aux mauvaises conditions de vie des volailles. La salmonelle n’est responsable que de la diarrhée qui, elle, est destinée à éliminer les toxines accumulées dans le corps des volailles. Les deux salmonelles dites les plus virulentes, donc les plus efficaces dans leur rôle de détoxification n’apparaissent que dans les exploitations intensives.

Mais si l’intoxication est trop importante, la diarrhée n’est pas suffisante pour empêcher la mort.

Les poulets industriels doivent être considérés comme des aliments ultra transformés, donc nocifs pour notre santé.

Cela me fait penser au problème de la grippe aviaire et aux massacres perpétués par les vétérinaires. Le virus de la grippe aviaire apparaît dans les élevages intensifs pour les mêmes raisons : les volailles sont empoisonnées par des médicaments, une alimentation dénaturée et un stress intensif. Je démontrerai que les maladies dites infectieuses sont en fait des tentatives de nettoyage des organismes intoxiqués..

Sauve qui peut : les microbes tombent du ciel ! Revue Néosanté N°77.

Il y a des microbes partout : dans le sol, dans l’eau, dans l’air, mais aussi très haut dans l’atmosphère. Par le phénomène d’« aérosolisation », les virus et les bactéries peuvent en effet s’envoler vers le ciel et retomber beaucoup plus loin sur terre. Mais combien de ces micro-organismes sont-ils ainsi précipités sur le plancher des vaches (et des humains) ? C’est ce qu’a voulu savoir une équipe de chercheurs américains, canadiens et espagnols. Ces scientifiques se sont intéressés à ce qui se passait entre 2.500 et 3.000 mètres d’altitude, juste au-dessus de la couche limite atmosphérique, la zone de la troposphère la plus proche du sol. Ils ont trouvé que, chaque jour, un mètre carré de surface reçoit des milliards de virus et des dizaines de millions de bactéries. Parue dans le journal ISME (International Society for Microbial Ecology), leur étude indique plus précisément que le nombre de virus atterrissant par jour et par mètre carré varie entre 260 millions et sept milliards, le taux de dépôt viral étant 9 à 461 fois plus élevé que celui des bactéries. Quotidiennement, nous sommes donc « bombardés » par des myriades de microbes ! En fait, on savait déjà qu’il pleuvait des virus. De précédentes recherches menées par le Service des Forêts des États-Unis avaient établi qu’environ un billion (un million de millions) d’agents viraux immigraient ainsi illégalement chaque année sur chaque mètre carré du territoire américain. Ce que montre cette nouvelle étude, c’est que leur nombre était largement sous estimé. L’analyse de la manne céleste a été menée dans la Sierra Nevada, en Espagne. L’intérêt de cette chaîne de montagnes est d’être particulièrement exposée aux mouvements de poussières en provenance du Sahara, mais aussi aux brumes océaniques. Les chercheurs ont ainsi pu mesurer que la plupart des virus redéposés sur terre via l’atmosphère provenaient en réalité des embruns, ces fines gouttelettes d’eau de mer projetées dans l’air lorsque celle-ci est agitée. L’étude montre également que les averses de pluie apportent surtout des bactéries et les vents de sable des virus. Last but not least, le travail scientifique éclaire le mystère de la présence, un peu partout dans le monde, de virus génétiquement très similaires se trouvant pourtant dans des environnements très différents. L’importance des transports atmosphériques de virus clandestins explique probablement le phénomène, et il est tout à fait concevable qu’un virus s’envole d’un continent pour atterrir sur un autre. L’exode aérien des passagers microscopiques se joue des distances et des frontières ! Mais que fait donc la police ? Comment cette terrible nouvelle a-t-elle été accueillie par les académies de médecine et les autorités de santé ? Jusqu’à présent, elles n’ont pas réagi et n’ont donc pas conseillé la construction d’un dôme géant ou le déploie ment d’un parapluie planétaire pour nous protéger des assaillants. Pas trace non plus d’un projet de pasteuriser les océans et les déserts pour traiter le problème à la source. Est-ce parce que les conclusions de l’étude leur ont coupé la chique ? Les cher cheurs formulent en effet l’hypothèse que les virus survivant au voyage atmosphérique auraient pour fonction d’ensemencer les écosystèmes dans lesquels ils échouent. Ils s’appuient sur de récentes découvertes attribuant aux virus un rôle clé dans la régulation du carbone et sur d’autres travaux postulant que la transhumance virale servirait à détruire les bactéries nocives pour l’homme. Décidément, après toutes les révélations de la science sur les missions salutaires du microbiote, le temps se gâte pour la religion pasteurienne et sa phobie des microbes. »

Le rôle des virus.

En lisant cet article de la revue Néosanté sur les virus voyageurs, une idée m’est venue. Nous savons que les bactéries hébergent des virus qui les aident à s’améliorer. Ces virus itinérants sont un vecteur essentiel pour le microcosme, dont nous faisons partie, permettant la transmission d’informations à toutes les populations bactériennes. Ainsi, elles acquièrent des stratégies pour s’adapter à de nouvelles conditions environnementales, y compris au sein des organismes humains.

Cette étude nous montre que nous vivons en permanence au contact de milliards de bactéries et virus qui sont tous inoffensifs. Je mets juste une réserve à propos de l’étude qui dit que les virus détruiraient les bactéries nocives pour deux raisons : il n’y a pas de bactéries nocives pour l’homme comme vous le savez maintenant et parce que les virus sont des éléments des bactéries.

Conclusion.

A travers ces 7 articles, je voulais démontrer le rôle essentiel des microbes pour maintenir la vie aussi bien chez les végétaux, les animaux que les humains. Pas de microbes, pas de vie.

Les articles suivants seront consacrés à l’étude des maladies

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